16.11.08

Histoire d'amour triste




Je suis sûr que ce gros naze de sacré-Cœur fait du gringue à la tour Eiffel.
C'est que je les surveille ces deux là du haut de mon neuvième étage ...
Je lui trouve l'air louche à ce con de sacré-Cœur. Je ne sais pas pourquoi mais quand je le regarde, je pense à un danseur de tango argentin sur le retour, un Argentin qui serait de Carcassonne comme disait l'autre
Et cette salope de tour Eiffel avec son air de pucelle effarouchée qui semble répondre à ses avances. Non mais! Vous l'avez vue, les jambes bien écartées et la jupe relevée jusqu'au premier étage? C'est une tenue ça, hein?
Putain! Voilà le prestige de notre beau pays qui en prend encore un coup comme s'il avait vraiment besoin de ça avec le congrès du parti socialiste qui se barre en couilles et le soleil qu'on ne voit plus depuis quelques jours avec cette météo à la con sur Paris

Avant, vous l'aviez remarqué naturellement, elle devenait toute rouge à intervalles réguliers, tout ça parce qu'elle prêtait l'oreille aux avances salaces de l'autre gros boursoufflé maintenant c'est tout bleu qu'elle devient mais moi on ne me l'a fait pas, je sais bien qu'elle continue à rougir de plaisir en son for intérieur

Je les surveille tous les deux et pour peupler intelligemment mes insomnies, je m'installe derrière les vitres de mon salon, une bouteille de Chablis bien frais à portée de main et j'essaye de traduire ce qu'ils se racontent ces deux là à coups de clins d'œil égrillards et d'incongrues palpitations et je reste à boire jusqu'à ce que la ville devant moi sombre peu à peu dans le silence et le sommeil

Alors, une nuit je mettrai mes lumières à clignoter vers ce bout d'horizon où je la devine au delà des lueurs bleutées des scialytiques des salles d'opération de l'hôpital saint-Antoine tout proche et j'essaierai d'engager le dialogue avec cette petite salope si fine et si mignonne et de lui conter fleurette en espérant qu'elle tourne l'œil de son dernier étage vers moi, indigène perdu d'un lointain douzième mais encore bien sous tous rapports....Alors si vous ne me voyez plus par ici, ne vous étonnez pas, c'est que ça a marché avec elle et que je suis parti pour lui faire des papouilles à toutes ses poutrelles

Claude

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ohh Claude, tu as trop de chance!! J'allais te proposer l'échange, mais je n'ai à offrir que la vue sur 60m2 de jardin en hiver. Contre ton nec plus ultra, ça ne tient pas la route. J'aime trop les villes la nuit, les néons, les lampadaires, et Paris mon amour. Tu as comme on dit en pays nantais, le c.l beurré!!

La bise
Ambre

claude a dit…

et comme on dit en Cornouailles du nord, j'ai le c*l bordé de médailles mais ça doit vouloir dire exactement la même chose, je crois...
Au fait, rien ne t'empêche de monter par chez moi à Paris sur Seine si toutefois je ne suis pas dans ma lointaine campagne

Bisous

Claudeien ne t'empêche de venir faire un tour par chez moi si toutefois tu promènes tes jolis pieds