26.8.08

IMPRESSIONS




la goutte d'eau
celle qui étincelle
sur le murier lourd
de ses fruits sucrés

et puis le mouvement
des roseaux près
de l'étang qui se peint
des couleurs du ciel

et encore l'odeur
insistante de la fleur
et celle de l'herbe
fraîchement coupée

et enfin le flux et
le reflux de la vague têtue
et la grève variable
dans l'espace et le temps

et le brouillard qui monte
au dessus des champs
débarrassés de leurs moissons
et ton visage
que je ne vois plus
que je distingue plus
dans le fouillis inextricable
de mes souvenirs inutiles

Et je ne sais pas
passer en mode off-line
pour enfin me couper
des illusions
des temps passés

Claude

23.8.08

let's rejoice




les fêtes de l'été déjà s'en vont

Les cris des enfants vont retentir bientôt dans les cours de récréation mais plus ici
l'herbe dans l'espace entre les deux maisons va pouvoir regagner son espace vital perdu pour cause de piétinements intempestifs et de parties de football acharnées

les feuilles commencent à jaunir sur le bouleau que j'ai planté tout petit voici 6 ou 7 ans et qui commence à masquer toute la façade sud et bientôt atteindre le sommet de la cheminée

Je me souviens en parlant de feuilles, c'était le premier devoir du cours de dessin, une feuille de marronnier tombée à terre que nous ramenions en la choisissant la plus belle possible et qui retrouvait une sorte de gloire courte et factice sous nos mains malhabiles et inexpérimentées dans le rendu des couleurs...

la table en plastique blanc va être remisée jusqu'à l'année prochaine, elle ne supportera plus les bouteilles aux beaux liquides ambrés et les fumées qui s'élèveront des propriétés signaleront les feux allumés contre les premiers frimas de l'automne et non celles parfumées aux odeurs des viandes grillées

Voilà, les fêtes de l'été vont se terminer mais comme le dit si bien Kipling et avant de replier les décors:

Call a truce, then, to our labors
Let us feast with friends and neighbors,
And be merry as the custom of our caste
For if faint and forced the laughter
and if sadness follow after,
We are richer by one mocking year past

Claude