4.9.08

poème perdu





Les mots éternels et souples comme la taille d'une fille sauvage, les mots dans leur simplicité somptueuse et mélancolique qui offrent à rêver avec l'imagination en croupe, les mots et leurs murmures comme ceux des ruisseaux en route à la rencontre de l'impétueuse rivière...

Les mots des autres quand l'inspiration nous quitte et que le vertige nous prend devant le vide oppressant dont se peuplent des minutes devenues inutiles...

Puis il revint comme il était parti
Bon pied, bon œil, personne d'averti.
Aux dents toujours la vive marguerite,
Aux yeux toujours la flamme qui crépite.

Mit sur ta lèvre, Aline, un long baiser
Mit sur la table un peu d'or étranger
Chanta, chanta deux chansons de marine,
S'alla dormir dans la chambre enfantine.

Puis il revint comme il était parti
Bon pied, bon œil, personne d'averti.
Aux dents toujours la vive marguerite,
Aux yeux toujours la flamme qui crépite.

Rêva tout haut d'écume et de cavale,
S'entortilla dans d'étranges rafales.
Puis au réveil, quand l'aube se devine,
Chanta, chanta deux chansons de marine.

Fit au pays son adieu saugrenu
Et s'en alla comme il était venu.
Fit au pays son adieu saugrenu
Et s'en alla comme il était venu.

2 commentaires:

euqinorev a dit…

Nous faisons tout avec les mots. Le monde, notamment...

claude a dit…

Et avec la bouche, on fait le reste... ;-))

bizzous

claude