13.3.08

Propos décousus, poil au nez...

EXQUIS MOTS

Pourquoi des gens qui ne feraient pas de mal à ue mouche s'ingénient-ils à toujours vouloir tuer le taon? Comme me le disait récemment un ecclesiastique de mes connaissances doté d'une vraie langue de vicaire: Chaque chose en son temple et il me confiait qu'il ne faudrait pas croire qu'à voir les animaux qui entourent le berceau du petit Jésus les boeufs sont forcément tous dévots.

Bon, ceci étant dit, attention si vous allez chez le notaire de ne pas chercher systematiquement à vouloir tirer les choses au clerc même si, depuis que les prix de l'immobilier ont augmenté, vous avez maintenant pognon sur rue.

Pendant que j'y suis, je vais vous faire une confidence, le jour de mon mariage, je m'en rappelle comme d'un remake du joug le plus long mais je m'en fous, depuis je fais chanvre à part...

Bon! si vous pensez que j'ai dépassé les borgnes à vouloir vous ouvrir les yeux, pour me faire pardonner, je vous invite chez moi à boire un coup et ne craignez rien: A tout pichet, miséricorde et comme on dit ici en Bretagne,on en profitera pour se refaire le coup du serrement du jus de pomme et on pourra entonner en se referrant au titre de cette petite chronique (ta mère)

Igloo, igloo, igloo, il (elle) est des notres...

Claude


12.3.08

Questions

J'aime bien Vista que je préfère à XP
Je me suis emmerdé pendant "Bienvenue chez les ch'tis"

Putain, ça se soigne ça ou je suis condamné à mourir con?

Claude

10.3.08

La tempête





Le vent a soufflé fort cette nuit. Un grand vent de tempête de fin d'hiver.
Un vent qui a pris sa respiration là-bas dans les vagues de l'Atlantique nord, du coté des Lofoten probablement, là où le soleil a timidement commencé à se montrer au dessus des horizons après de longs mois d'endormissement

J'aime bien ces coups de boutoir qui s'en prennent à la maison qui s'accroche de toutes ses pierres à son socle de granit
J'aime entendre les craquements des poutres du grenier prises à des branches de chênes, de ces chênes qui paradaient sur la lande voici trois ou quatre siècles
J'aime ces soupirs profonds où se mêlent les murmures des trépassés et des péris en mer
J'aime ces cris et ces murmures et ces nuages qui ce matin ne cessent de défiler au dessus de ma tête comme une rappel de ta longue chevelure ...




Mon pays est celui des quatre vents
Noroît, suroît, de terre ou d’océan
Vents qui se brisent et n'écartèlent
Et viennent effleurer la touffe d’asphodèle
Ou s’engouffrer dans les chemins creux
Pour cracher sur des croix sans bon dieu
Les vents arrivent chargés de confidences
Et des soupirs d’une lointaine enfance
De mots d’amour qu’on se jette à la tête
Faits de rumeurs et des bruits de la fête

Vents d’hiver qui crochent dans les clochers
Et les griffent comme pour les déraciner
Vents des étés doux et chargés de tendresse
Vents qui arrivent pour nous chanter la messe
Vents des printemps à venir un peu fous
Des promesses à tenir, vent des billets doux
Sans oublier les grands vents de l’automne
Quand sous la charge des équinoxes résonne
Et gémit la maison de toutes ses membrures
Quand le fond de l’air a un parfum d’aventure
Vents de noroît, de suroît, des quatre horizons
Vents de mon pays et de ma dernière chanson.

Claude

9.3.08

La bibliothéque



Quand un homme meurt, c'est toute une bibliothèque qui disparait.
Je souscris entièrement à cette phrase dont l'auteur m'est inconnu mais qu'importe!
La science vient de donner à ces mots une résonance particulière: Récemment, une équipe de scientifiques était à la recherche d'une thérapie pour tenter de traiter des cas d'obésité morbide. Pour ce faire, ils ont songé à utiliser une technique de stimulation cérébrale en se servant d'électrodes comme cela se fait déjà dans le traitement de la maladie de Parkinson
Or, ils ont eu la surprise de déclencher chez un de leurs patients en excitant une zone bien particulière du cerveau un retour sur des souvenirs vieux de plus de 30 ans.
L'intéressé s'est ainsi retrouvé dans une scène de piquenique avec ses amis de l'époque autour de lui et tout y était: Les bruits des conversations, les odeurs de l'herbe de l'été, les odeurs de nourriture, le rire des filles, tout sans exception.... Comme si l'action avait lieu à ce moment précis

Et ceci corrobore l'intuition que j'ai depuis toujours: Que nos souvenirs ne disparaissent jamais, qu'ils entrent dans des tiroirs dont nous perdons les clés mais qui sont toujours là, prêts à resservir quand certaines occasions s'y prêtent

C'est ainsi que j'ai, à divers moments, expérimenté ce phénomène: Dans cette zone grise que nous connaissons tous, entre éveil et endormissement, il m'est arrivé de me retrouver des années en arrière: odeurs, sons et aussi la transparence de l'air d'un matin naissant et le poids de la neige qui chuinte sous un pas qui hésite et la résistance de la croute du pain que j'allais chercher chez le boulanger du village et que je n'hésitais à rompre en remontant vers la maison mais je savais que la grand mère ne dirait rien et la douce élasticité des lèvres du premier baiser volé...

Mais malheureusement il suffit d'un battement de paupières, d'un mouvement involontaire et la magie des souvenirs enfouis s'écroule nous laissant frustrés devant ces rêves qui se fracassent soudain comme château de cartes devant la muraille dure des réalités contemporaines...

Quand un homme meurt, c'est toute une bibliothèque qui disparait.

Alors imaginons que nos techniques modernes permettent un jour de capter toutes ces sensations, l'odeur de la fleur qui s'ouvre, les cris des enfants qui escaladent le ciel,les chants des oiseaux qui saluent l'arrivée du soleil et la vague qui vient paresseusement brasser le sable blond de nos enfances disparues

Alors, rêvons: Et si un jour une technique encore à découvrir nous permettait de laisser à disposition de ceux qui un jour prendront nos places sur cette terre toutes ces subtiles et évanescentes traces qui pavent notre passage ici-bas et semés là par de bien malicieux dieu des petits riens et si ces bibliothèques dont nos sommes les dépositaires pouvaient être notre plus précieux héritage que nous pourrions léguer pour faire briller les yeux et battre les cœurs de lecteurs futurs égayés et émerveillés devant ces mille et uns spectacles bien rangés au fond de tiroirs dont eux posséderons enfin les clés et comme si, au travers de leurs lectures, nous pouvions goûter à cette éternité que tant d'autres nous promettent pour de bien improbables ailleurs dans des paradis de pacotille, éternité qui risque d'être bien longue, surtout vers la fin...

Claude


7.3.08

Les couleurs




Entre l'indicible d'où l'on vient et le néant vers lequel on se dirige, à petits pas ou à grandes emjambées, contenus entre les versants abrupts de cette vallée de larmes qui souvent balise notre chemin de vie, nous avons ceci: Toutes ces fleurs et leurs couleurs réparties en bouquets d'harmonies fragiles et subtiles entre ombre et lumière, entre clarté et obscurité.
Les hommes l'ont bien compris qui en décorent les tombes de ceux de leurs qui sont partis pour d'autres ailleurs, pour ceux qui restent puissent mieux nier la mort et son effroyable réalité, pour mieux la recuser derrière ces vibrations légères caressées par un vent vagabond
Et aussi nous avons cela: Le mystère des femmes, les regards à moitiè dissimulés derrière l'ombre proprice d'un masque frivole d'où elles savent nous observer bien à l'abri comme dans ce chateau des vents de Jaïpur que nous visitâmes un jour... Les femmes et leurs mystères qu'elles savent si bien cacher dans les flots d'étoffes chatoyantes et qui sont le pretexte à toutes ces rencontres qu'elles provoquent et où tentons en vain d'étancher nos inextingibles fantasmes qui constituent en définitive le vrai sel de nos existences

Claude

5.3.08

Réponses au test

TEST 1

Ce test a été utilisé par un célèbre psychologue américain pour
savoir si une personne avait un profil d'assassin.
Bon nombre de tueurs en série ont fourni spontanément la "bonne" réponse
Voici donc la question posée:

C'est l'histoire d'une jeune fille. Aux funérailles de sa mère, elle aperçoit un jeune homme qu'elle ne connaissait pas. Elle le trouve fantastique, l'homme de ses rêve quoi!
C'est le coup de foudre, elle en tombe éperdument amoureuse. Quelques jours plus tard, la jeune fille tue sa propre soeur.

Question:
Pour quel motif a-t-elle tué sa soeur?

Réponse :

Elle espérait que le gars se pointerait de nouveau aux funérailles.

Si vous avez répondu correctement à la question, vous pensez comme un psychopathe.
Si vous n'avez pas trouvé la bonne réponse - tant mieux pour vous et pour vos éventuels voisins
Si vos amis la trouvent, je vous recommande de garder vos distances..

TEST 2

TEST DES "F":

+++++++++++++++++++++++++++
FINISHED FILES ARE THE RESULT OF YEARS OF SCIENTIFIC STUDY COMBINED WITH THE EXPERIENCE OF YEARS
+++++++++++++++++++++++++++

Combien alors? Trois?
Faux, il y en a six
Ce n'est pas une blague!
Revenez plus haut et comptez encore!
L'explication est plus bas...

Le cerveau ne "voit" pas les 'OF'.
Incroyable, non?
Quiconque compte les six 'F' du premier coup est un génie,
quatre ou cinq est plutôt rare, trois est normal.
Moins de trois, on change ses lunettes.

TEST 3

Ce test est celui qui m'a le plus bluffé.

J'en rappelle les termes:

Combien font:

15+6
3+56
89+2
12+53
75+26
25+52
63+32
on arrive au bout:
123+5

Vous pensez à un marteau rouge pas vrai???

Si ce n'est pas le cas, vous faites partie des 2% de la population dont l'esprit est assez différent pour penser a autre chose.
98% de la population répondront "marteau rouge" si on leur donne cet exercice à faire.
Réellement troublant, n'est-il pas?
Pour ma part, j'avais spontanémennt pensé à marteau vert. Allez donc savoir pourquoi...

TEST 5

Test du cochon

Si tu l'as dessiné:

Sur la partie supérieure de la feuille: tu es positif et optimiste

Plutôt vers le centre: Tu es réaliste.

Vers le bas de la feuille; Tu es pessimiste et tu as tendance à avoir un comportement négatif.

S'il regarde vers la gauche: Tu crois à la tradition, tu es amical et tu te rappelles facilement des dates: fêtes d'anniversaires,...

S'il regarde vers la droite: tu es innovateur, actif mais tu n'as pas un grand sens de la famille et tu n'accordes pas d'importance aux dates importantes.

S'il regarde de face vers toi: Tu es direct, tu aimes être l'avocat du diable et tu n'as pas peur d'affronter des discussions.

Si tu lui as rajouté beaucoup de détails: tu es analytique, patient et méfiant.

S'il n'a pas beaucoup de détails: tu es émotif, ingénu, pas très méthodique et tu aimes prendre des risques.

Si tu lui as dessiné moins de 4 pattes: tu es hésitant ou bien tu es en train de vivre une période de grands changements dans ta vie.

Si tu lui as dessiné 4 pattes: tu es sûr, obstiné et tu t'accroches à tes idéaux.

Si tu lui as dessiné plus de 4 pattes : tu es un idiot.
La taille des oreilles indique ta capacité d'écoute envers les autres: Plus elles sont grandes, mieux c'est!

La longueur de la queue indique la qualité de tes relations sexuelles. Encore une fois, plus c'est long, mieux c'est!!!!!

Claude

2.3.08

Test du dimanche

Je mets en ligne ces tests qui m'ont paru intéressants
Alors à vous de jouer et à bientôt pour les réponses

TEST 1

Ceci constitue un véritable test psychologique utilisé « en vrai » par le FBI pour certaines de ses enquêtes :

C'est l'histoire d'une jeune fille.
Aux funérailles de sa mère, elle aperçoit un jeune homme qu'elle ne connaissait pas jusqu’alors.
Elle le trouve fantastique. L'homme de ses rêves quoi!
C'est le coup de foudre, elle en tombe éperdument amoureuse.
Quelques jours plus tard, la jeune fille tue sa propre sœur.

Question:

Pour quel motif a-t'elle tué sa sœur?

TEST 2


Voici un autre petit test.
Prenez 10 secondes maxi pour le faire sinon ça ne compte pas.

Comptez le nombre de 'F' dans le texte suivant :

+++++++++++++++++++++++++++
FINISHED FILES ARE THE RESULT OF YEARS OF SCIENTIFIC STUDY COMBINED WITH THE EXPERIENCE OF YEARS
+++++++++++++++++++++++++++

C'est fait? Oui ?
Alors, combien de "F" dans ce petit texte?

TEST 3

Combien font:

15+6=

3+56=

89+2=

12+53=

75+26=

25+52=

63+32=

Allez encore un petit effort:

123+5=

VOILA C'EST FINI...

VITE! PENSEZ À UN OUTIL ET A UNE COULEUR!


NOTEZ VOTRE REPONSE...



TEST 5

Test du cochon:

Surtout on ne triche pas et on fait le test correctement

Prenez une feuille blanche et dessinez un cochon

Le cochon sert de test de personnalité...



Rendez vous à plus tard pour l'interprétation de ces quelques tests

1.3.08

A méditer




Entendus à la TSF ces aphorismes qui m'on fait bien me marrer:

Ne faites jamais l'amour le samedi soir, s'il pleut le dimanche, vous ne saurez plus quoi faire de votre fin de week-end

Ce n'est pas parce que on a soif d'amour qu'il faut se précipiter sur la première gourde venue

27.2.08

Les messagers





Donne moi sil te plait un sac tout plein d'amour
et j'irai le porter jusqu'au bout du monde
m'a dit le petit garçon

Donne moi s'il te plait un sac tout plein d'étoiles
et j'irai le porter jusqu'au paradis
m'a dit la petite fille

et chacun d'eux a repris son chemin,
ses petites mains serrées sur un grand sac...
vide

Claude

25.2.08

La rentrée





On devait rentrer à l’école tard dans ces années là car mes souvenirs sont liés à celles des premières gelées blanches et des feuilles jaunies des marronniers qui déjà jonchaient le sol.
De ces images là, j’ai d’ailleurs gardé beaucoup de nostalgie et je ne dois pas être le seul probablement
En tous les cas, je me souviens encore très clairement de mon arrivée dans mon nouveau collège par un matin triste et froid, je me vois encore traverser la cour de récréation avec une vieille valise à la main dans laquelle ma mère avait mis mon trousseau, tout ça sous le regard d’élèves dont certains me semblaient visiblement bien plus âgés que moi
Je venais de pénétrer en enfer et je pèse mes mots mais je ne le savais pas encore.
C’est drôle comme certains souvenirs peuvent peser si fort si longtemps après….

Nous avions déménagé de Normandie pour la Touraine dont était originaire mon beau père
Ils m’avaient récupéré début juillet chez des amis chez qui ils m’avaient laissé pour que je puisse finir ma sixième…

Ils ont empilé quelques bricoles dans la vieille voiture qui me faisait honte et je me suis tant bien que mal installé à l’arrière au milieu de tout ce capharnaüm
Quand la voiture a pris la route, je me suis retourné pour garder la vue sur la ville le plus longtemps possible
La dernière vision que j’ai du lieu ce sont les grands arbres qui dominaient la rivière
Puis les arbres se sont peu à peu estompés dans le lointain et la vue de ce lieu où j’avais vécu somme toute assez heureux a fini par disparaître complètement.
J’ai alors regardé devant moi et quand les larmes me sont venues aux yeux, j’ai baissé la tête pour qu’on ne les voie pas

Je me dirigeais alors tout droit vers des grandes vacances vides et solitaires sans enfant de mon âge à côtoyer dans le voisinage.
J’ai erré comme une âme en peine entre l’ile-plage comme on appelait cet endroit en bord de rivière, rendez-vous des jeunes gens du coin, et les rues de la petite ville où nous avions élu domicile et le temps a fini par passer, lentement mais sûrement jusqu’à ce jour de la rentrée en cinquième

Je rentrais comme pensionnaire.
Tout bien considéré, ce n’était pas plus mal car j’avais des rapports exécrables avec mon beau-père avec lequel je ne m’entendais pas du tout et puis ma mère avait une idée bien ancrée en elle: Comment faire pour me débarrasser de lui ?
L’une de ses seules interventions en ce qui concerne mes études avait été de m’inscrire au concours des bourses.
J’avais trouvé tout ça bien normal et j’avais été même très fier d’en annoncer les résultats : Du à de très brillantes notes, j’avais été admis boursier complet
Boursier complet !! Bingo. Enfin plus pour elle que pour moi mais c’est bien longtemps après que je l’ai compris.
Pour faire court, boursier complet, ça voulait dire que l’état prenait en charge, non seulement mes études mais aussi mon hébergement total. Je soupçonne ma mère d’avoir depuis bien longtemps soupesé les avantages que cette situation lui apportait et de m’avoir inscrit comme pensionnaire essentiellement dans ce but…

Comme dit l’autre, ma saison en enfer venait de commencer. Une saison qui allait durer trois ans quand même…

J’avais fait toutes mes classes de primaire, de la 11ème jusqu’à la 7ème comme on disait alors et la sixième aussi dans le même établissement, dans cette ville que j’avais définitivement quitté pendant l’été
Ma classe de sixième s’était particulièrement bien passée.
J’y fus un élève curieux d’apprendre, heureux de découvrir des matières nouvelles : Anglais, Latin, etc.
J’ai redécouvert le petit fascicule qui résume le travail des élèves de cette classe là. J’y apparais dans les premiers dans presque toutes les rubriques, y compris celle d’excellence, des notions bien disparues depuis et je me suis souvent demandé quel tournant aurait pris ma vie si j’avais poursuivi mes études dans ce même collège
J’aurais du entreprendre l’étude du Grec ancien l’année suivante et aujourd’hui encore, j’ai le regret de n’avoir pas eu l’occasion de le faire

Je suppose que ça a commencé très rapidement ou bien ce sont les autres qui m’ont prévenu
-Ce soir, va y avoir brimade
C’était l’expression consacrée. Brimades !
Ça commençait après l’étude et le repas du soir.
Auparavant j’avais regardé avec envie les externes partir vers leur chez soi, tranquilles et décontractés…
Nous étions alors livrés au bon vouloir de ceux de seconde ou première
Nous étions peu au pensionnat et les tourmenteurs patentés pas plus de quatre ou cinq mais ils savaient faire régner un véritable climat de terreur parmi ceux des petites classes dont je faisais partie
Mais ils faisaient preuve de bien peu d’imagination ces tortionnaires en herbe: Quelques séances de coup de pied au cul, quelques lits renversés alors que le sommeil commençait à nous prendre voire quelques bites passées au cirage pour les plus pervers…
Rien de bien terrible en somme mais ce bien peu m’a complètement gâché non seulement mes années de pensionnat mais surtout le cours de mes études
Il m’a fallu très longtemps pour mettre un nom sur ce qui m’était arrivé, pour verbaliser cet état comme on dirait aujourd’hui
J’ai souffert d’un déni d’école. J’ai récemment entendu cette expression dans la bouche d’un psy
Déni d’école: Le refus d’un élève mis en situation de stress et dont la manifestation la plus visible est un repli sur soi et l’emploi des moyens les plus divers pour éviter l’acte d’apprendre et dont les conséquences bien prévisibles sont un effondrement des résultats.
C’est exactement ce qui m’est arrivé. En quelques mois, voire quelques semaines, je suis passé de l’état de brillant élève à celui de cancre patenté

Je ne mets en cause les profs qui ont fait ce qu’ils ont pu et ont même fait preuve de beaucoup de patience et de mansuétude à mon égard mais, soudain, tout m’est apparu incompréhensible, obscur, comme si la langue employée était du Mandarin ou du Volapük : Quelque chose en tous les cas de totalement incompréhensible à mes oreilles
J’étais tout simplement parti ailleurs, dans des lieux que la parole professorale était bien incapable d’atteindre
Pendant les cours de maths, j’arpentais les jungles de l’Amazone, pendant le Français, j’étais trappeur dans le grand nord canadien et le reste du temps, j’étais au Wyoming en train d’élever des chevaux.
En fait, j’étais partout sauf où j’aurais du être et avant tout à l’école

J’ai pris un tel retard que j’ai été amené à en tirer des conclusions évidentes : Mon avenir se situait hors des chemins bien balisés de l’éducation nationale
J’avais trouvé un job d’été sur une base américaine pendant les vacances de fin de troisième.
Je ne me suis pas présenté à la rentrée de cette année
J’avais 16 ans, pas un seul diplôme pour m’alourdir les poches mais sûr et certain que je finirais toujours par m’en sortir
Je m’en suis sorti en définitive. Plus ou moins bien en fait mais ceci est une toute autre histoire…

Mais de ces années que j’évoque brièvement ci-dessus, j’en ai gardé un souvenir épouvantable et un rejet complet, définitif et sans appel de ces pratique de bizutages ou de bahutages qu’on présente souvent comme des rites d’initiations indispensables pour passer d’un monde à un autre mais qui ne ce ne sont la plupart du temps que l’occasion pour certains d’exercer leur volonté de puissance, le désir de faire peur et la jouissance éprouvée devant le désarroi et le sentiment d’abandon de ceux qui en sont les victimes impuissantes et résignées

Un dernier mot encore: Le jour de la rentrée suivante où j’aurais du revenir au collège, je me suis, débrouillé pour être présent au milieu de mes copains de l’époque jusqu’au moment ou un prof que je ne connaissais pas à commencé à faire l’appel. Quand il est arrivé à moi, il m’a demandé ce que je faisais là. Quand je lui ai dit que j’étais venu pour dire bonjour à mes ex condisciples, il m’a dit que je n‘avais rien à faire là et m’a fermement demandé de bien vouloir quitter les lieux
Je suis reparti sur la vieille mobylette que j’avais empruntée à mon beau-père sans le lui dire bien sûr et je n’ai jamais remis les pieds dans cet endroit…

Claude

24.2.08

Affale la misaine





J’irai vent debout
J’irai jusqu’au bout

Mais où t’ira ?
Jusqu’au bout de quoi?

Du quai en bois
Drossé par l’vent de noroît
Ou p’être bien de suroît
Pour m’embarquer à bord
Pour une chasse au trésor
Ou pour l’dernier bordel
Voir les demoiselles
Pour qu’encor' je bande
Sous leurs déferlantes
Mais j’dépasserai le quai
D’mes nuits embrumées

Allez, Captain
Affale la misaine
Pose ton sac par terre
On a touché terre

Ecoute bien, petit !
Ecoute ce qu’je dis
Je prendrai
Encore le quart
Pour t’guider
Vers l’phare
J’pourrai encor’
Virer de bord
Direction Rio
Ou Montevideo
Jusqu’au bout du quai
Tout au bout j’irai
Pour m’encalminer
Pour m’emboucaner
Su’ l’dernier des Cap-horniers

Allez, Captain
Affale la misaine
Mets ton sac à quai
Te v’la arrivé



Claude

22.2.08

Je ne savais pas...




Je ne savais pas quoi dire ou écrire sur cette image jointe et puis des mots me sont venus, arrachés du fond de ma mémoire
Ces mots adaptés d'un poème de Rilke, là "où des étrangères sortent de la nuit et se lèvent vers le val abandonné de nos bras"

Il faut mourir
parce qu’on les connaît
Mourir de l’indicible floraison
de leurs sourires
Mourir de leurs mains légères
Mourir de femmes...

Mais que l’homme
se taise,
Lui qui
sans chemin,
la nuit,
dans les monts de ses sens
s’est définitivement perdu
Qu'enfin il se taise!

21.2.08

Aphrodite ou Apollon





Le jeu consiste à tenter de la voir, notre belle danseuse, tourner alternativement dans le sens horaire et dans le sens inverse.
Pour tout vous dire, j’ai du tomber sur une danseuse bretonne car, avec moi, elle se refuse à changer le sens dans lequel elle virevolte
En ce qui me concerne, je la vois tourner dans le sens horaire, de la gauche vers la droite en d’autres termes…

Alors, si on voit le personnage tourner dans ce sens là, cela veut dire que l’on privilégie son hémisphère droit et qu’en conséquence on est doté du sens artistique et qu’on est très intuitif
Maintenant si vous voyez la danseuse tourner dans le sens inverse, c'est-à-dire à l’inverse des aiguilles d’une montre alors, vous privilégiez l’hémisphère droit de votre cerveau et qu’en conséquence vous êtes rationnel et plein de logique

Le test ne dit pas comment interpréter les résultats si vous remplacez notre belle Aphrodite par un non moins séduisant Apollon

Claude

PS: Cliquer sur l'image pour la voir évoluer dans une autre fenêtre

20.2.08

Sur les quais




J’irai les r’voir un jour les ports de mon enfance
Les ports où mes départs sont restés en souffrance
J’y écouterai le chant de l’accordéon en transe
Délivrer ses messages sur les chemins d’Délivrance

J’irai pousser à nouveau la porte des caboulots
Et planter mon regard dans celui des matelots
Écoutant dans leurs plaintes et tous leurs trémolos
Des histoires d’sacs à terre et d’leurs putains d’rafiots

Dans tous les bars semés le long des quais blafards
J’irai encor’ lever un verre jusqu’à plus tard
Avec des sacs-à-vins et des bons dieux d’soiffards
Des rebuts d’arrière ports et des demi-tricards

Je reviendrai humer la lourde senteur océane
Collée à celle de sucre, de bière ou de banane
Celles de caisses béantes sur des entrailles diaphanes
Dispersant la senteur de fleurs mortes ou de leurs fanes

J’y apporterai mon pas fatigué aux bornes du départ
Là-bas au bout du quai qui fait suite aux remparts
Celui où s’embarquaient en leurs temps des bagnards
Dans la désespérance d’un p’tit matin d’cafard

J’irai là, moi aussi, et dos tourné à la terre
Face à l’océan sournois jouant des gris et des verts
Je mesurerai son indifférence à mes regrets amers
Seul devant cette plaine liquide, seul pour défier la mer

Claude

19.2.08

grains d'univers





Voici un univers dans un grain de sable
Et un paradis dans une fleur sauvage
Voici la tempête dans l’aile du papillon
Et l’ombre qui s’habille de tes yeux

Tenir l’infini dans la paume de sa main
Et l’éternité au creux d’une seconde

Poèmes d’amour et de déraison
Upanishad 23-5

15.2.08

A quatre mains




J’avais publié un texte sur mon blog. Quelque temps après, j’ai eu la surprise d’y voir apportées des réponses aux questions que j’y évoquais.
Je le republie avec plaisir ce texte-là avec les lignes qu’une lectrice y a ajoutées: Un dialogue à quatre mains en quelque sorte, une réponse à ces interrogations qui peuplent l’univers des hommes et celui de leurs compagnes aussi bien sûr avec la vision en retour que peut y apporter une femme

A la suite de ce texte, nous avons échangé quelques coups de téléphone, quelques SMS puisqu’il faut bien être de son temps, quelques lignes en gmail live aussi puis elle a disparu ma petite amazone, elle s’est s’évanouie dans le grand désert glacé de l’hyper espace informulé
Si toutefois, elle parcourt ce texte, qu’elle veille bien me pardonner d’utiliser ses mots mais j’ai trouvé bien dommage de ne pas publier nos deux contributions, l’une féminine, l’autre masculine, à ces éternelles questions que nous nous posons sur l’intensité et la pérennité de nos rapports amoureux



J'ai laissé ta chaleur se communiquer à la mienne.

J'ai mélangé mon souffle au tien, plongé mes yeux dans ton regard.

Tu m'as regardé avec cet air que j'ai toujours tant aimé et dans lequel je me suis si souvent senti coupable d'être incapable d'y répondre

j'ai lu ton désir amoureux, j'ai lu aussi la petite flamme triste qui certains soirs danse au fond de tes yeux.

Je vais te le dire: Les blessures de l'âge s'inscrivent dans ces interrogations muettes qui me poursuivent encore après tant d'années quand déjà on atteint le quai du départ au port des derniers horizons.

Je vais te le dire : ce que tu me caches, je le sais. Mais tes murs protecteurs ont mille ans, je ne suis pas assez grande pour aller te chercher. Alors viens. Oublie.

Je n'ai pas voulu que nous fassions l'amour, j'ai voulu te faire l'amour ce qui est bien sûr totalement différent.

Décide. Offre. Prend. Je t'offre un terrain pour un jeu que tu crois maîtriser, la surprise n'en sera que plus belle. Décide. Offre-moi le plus grand paradoxe : prend moi toute entière en ne donnant que le plus beau de toi.

J'ai voulu tenter de partir avec toi, embarquer pour ce périple pour lequel les femmes s'en vont et d'où tant d'hommes s'excluent par impatience, par incompréhension, pour seulement vouloir assouvir leur propre désir.

Là où d'autres s'en vont je t'emmène avec moi. Je t'offre ce mystère vieux comme la nuit des temps. Tu parles de mon plaisir qui ne peut exister sans le tien. Viens ;

Comment jouis-tu? Sauras-tu un jour me le dire? Pourrais-je un jour le comprendre? Quel est le fleuve sur lequel tu flottes, vers où t'entraine t'il, sans moi, voyageur souvent surnuméraire?

Ma peau te parlera et mes frissons enivreront tes doigts. Tu veux savoir, tu ne sauras rien d'autre que cette alchimie là; mon plaisir, c'est le tien. C'est le tien et le mien réunis. Et l'extase ne s'est jamais aussi bien expliquée qu'en un regard plongé au fond de ton regard. Comme un équilibriste sur un fil tendu, soutient moi. Envole-moi. Je suis à toi.


J'ai voulu jauger l'intensité du plaisir monter en toi, le mesurer à un clitoris durci arrêté à la barrière de mes dents, à la douceur chaude et humide imprimée sur la longueur de mes doigts, inscrire sur l'étendue de ma langue traquant en ses moindres cachettes la douceur et la fragilité de tes muqueuses cachées

Tu t'oublies en plongeant sous ma peau qui n'attendait que toi. Tu t'oublies, je vais te réveiller, je vais ouvrir les jambes et t'enserrer si fort que tu n'oublieras plus que je n'aime que toi. Mon souffle s'accélère, et puis mon cœur, lui, bat dans le rébus imprécis de mes veines


J’ai voulu t'accompagner dans ce râle où se cachent probablement les seules vraies paroles d'amour qui valent la peine d'être entendues, j'ai voulu être avec toi dans ce long frisson en voyeur, sans honte inutile et sans fausse pudeur

Ta langue se fait nuage, ta langue cherche à entendre l'eau du désir qu'elle même provoque. Ta soif est belle, et tu ne le sais pas. J'ai posé mes mains sur ton dos, j'ai écrit mon amour en volutes insensées qui te font tressaillir et perdre ta maîtrise. J'ai senti sous mes doigts la réponse de tes muscles. Le dialogue s'installe. Parce que c'est un dialogue, tu l'avais oublié?

Patiemment, J'ai voulu graver dans ma mémoire parfois infidèle, seconde après seconde, le moindre détail de ta montée vers le plaisir, j'ai contemplé ton visage renversé, ta poitrine offerte et tes yeux ouverts sur un indicible paysage dont tu es seule à posséder les clés, pour que tu puisses, à ton tour, revivre au travers du rythme de ma main enserrant mon sexe te souvenir du chemin recréé et la montée de cette tempête frayant son chemin et venant du plus profond de mes reins et prenant racine dans ton propre plaisir

Tu n'oublieras jamais. Et je te montrerai. L'offrande de mon corps et celle de mes cris s'inscrira dans ta mémoire première. Et te fera aller, debout, sûr de tes mains agiles, magiciennes et ouvreuses de portes qui donnent sur l'infini. Tu sentiras alors tout autour de tes doigts au plus profond de moi la morsure du plaisir s'inscrire pour toujours sous chacun de tes rires.


Et c'est alors que tu viendras d'un doigt agile et léger humecter mes lèvres maintenant assoiffées d'un soupçon humide puisé à ta propre intimité pour que ensemble, nous retrouvions le chemin de l'androgynat qui peut être fût le notre aux lointains temps des origines

J'effleurerai mon sexe en gardant mon regard dans le tien. J'effleurerai tes lèvres et ta bouche toute entière, mélanges d'eaux divines qui révéleront en toi le désir d'être moi.

Et à mon tour, je me pencherai vers toi…


Claude

13.2.08

Pompéi han




Assis ou couché, je ne quitte pas ma coupe de vin
Sans le secours de mes yeux, je connais les cités des étoiles
Sans lui donner un nom, je sais la grandeur de l’univers
Parmi la multitude innombrable, je ne suis qu’un homme…


Qui a écrit ces mots ? Je ne sais pas vraiment.
Moi, peut être mais alors c’était dans une vie antérieure.
Je ne sais pourquoi mais je les trouve beaux ces mots avec suffisamment de mystère et de distanciation pour me réconcilier avec l’écrit en général
Cet acte d’écriture avec lequel j’ai eu une récente brouille passagère mais vers lequel je me retourne aujourd’hui pour tenter de trouver un semblant d’apaisement devant ce temps qui s’écoule trop vite et devant la fragilité de nos modestes destinées…

Et toute réflexion faite, je pense que c’est moi qui a gravé ces phrases sur un mur de Pompéi dans la douceur d’un soir de la campagne romaine, dans cette civilisation romaine qui tellement me fascine avant que d’aller au lupanar voisin rejoindre ma louve préférée aux douces mains expertes et avant que les portes de l’enfer ne s’ouvrent pour engloutir à jamais ces jolis moments d’insouciance et de joie de vivre

Claude

22.1.08

Les odeurs des petits matins



Odeurs de sueur et de goudron
Dans le champ dévasté des lits
Comme lieu de confrontation
De nos luttes et de nos dépits
De nos avances, de nos déroutes
De nos certitudes et de nos doutes.

Les odeurs des petits matins
Ont le parfum de nos défaites
Lorsque se termine la fête
Et que tout bruit s’éteint.

Les odeurs des petits matins
Qui t’enveloppent les seins
Sont les refuges des miasmes
Où se réfugient mes fantasmes
Quand ils s’accrochent à ma peau
Comme un habit de torero.

Les odeurs des petits matins
Sont des habits de baladin
Que l’on revêt pour des combats
Qu’on ne gagnera pas.

Les odeurs des petits matins
Sont les oriflammes de nos batailles
De nos orgies, de nos ripailles
Qui flottent dans les plis du satin
Dont s’enveloppent ces rêves
Qui nous poursuivent sans trêve.

Claude

19.1.08

Dieu ou pas Dieu

On parle beaucoup de Dieu depuis quelque temps dans notre pays de doulce France. Beaucoup trop à mon goût car je sais les dégâts que ce genre de discussions peut engendrer.
Et je les vois les équipes en place.
A ma gauche, les incroyants de tout poil, ceux là, tout fiérots et la main sur le cœur et disant: Je suis athée, moi!! Monsieur comme on disait à une époque: J’ai fait la guerre de 14 (ou la suivante ou n’importe laquelle d’ailleurs) moi ! Monsieur.
Donc, à ma gauche, les athées comme ils disent ou agnostiques comme j’ai entendu le proclamer par certains voulant faire leur malin
Et à ma droite, les croyants, les grenouilles de bénitiers patentés, ceux qui sont certains que Dieu-le-père, Vichnou, Allah et tutti quanti sont là, prêts à leur ouvrir la porte quand le moment viendra de la leur rendre leur belle âme à leur dieu préféré
Et tous certains en leur for intérieur qu’ils ont raison et prêts à s’entre étriper, prêts à massacrer ceux qui seraient du mauvais bord.
Dieu y reconnaîtra les siens, alors pourquoi se gêner hein ?
Et les religions, opium du peuple! Allez, au goulag tout ça et qu’on en parle plus
Et entre religions aussi parce que mon Dieu sera meilleur que celui du voisin
Ah, les cons !!! Et où vont-ils nous entraîner avec leurs discussions débiles, leurs palabres à la mord-moi-le-zizi?….

Alors si vous me le permettez, quelques définitions pour tenter d’éclaircir le débat:

-L'athéisme est une attitude ou une doctrine philosophique qui affirme l'inexistence ou ne conçoit pas l'existence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit

-Le théisme (du grec theos, dieu) est la croyance en l'existence d'un ou plusieurs dieux. Parmi les formes de théisme, on peut citer le panthéisme, le monothéisme et le polythéisme
On peut citer comme exemples de religions théistes l'hindouisme, le christianisme et l'islam. Certaines religions ne sont pas fondées sur une ou plusieurs divinités et ne sont donc pas explicitement théistes, comme le bouddhisme et le confucianisme

-L'agnosticisme est la position philosophique selon laquelle la vérité de certaines propositions (le plus souvent théologiques, concernant l'existence de Dieu, des dieux, etc.) est inconnue ou inconnaissable. C’est une pensée fondée sur le doute. La vérité absolue est incertaine
L'agnosticisme est souvent rapproché, à tort, d'autres courants philosophiques ou confondu avec eux. Contrairement à l'athéisme, il ne conteste pas l'existence du divin mais la possibilité même, présente ou définitive, de démontrer le caractère divin ou surnaturel d'une révélation ou d'autres possibilités de connaissance

-Le déisme, du latin deus (dieu) est la croyance en un Dieu créateur, mais pas en son instrumentalisation religieuse. Les déistes ne croient ni aux prêtres, ni à une «Église», ni à des textes sacrés ou des messies. Le déisme consiste donc en l'affirmation, hors de toute révélation religieuse, de l'existence d'un être suprême dont la nature et les propriétés restent inconnues

Bon, j’arrête là car j’en ai marre de faire des copier-coller et vous pouvez trouver tout ça dans des tas d’ouvrages de philo mais vous voyez qu’en quelques phrases, on a l’embarras du choix…

Bon, en ce qui me concerne mais ça n’engage que moi, je serais assez proche de ceux qu’on appelle déistes. A une petite différence près toutefois : Je ne crois pas nécessairement en un Dieu créateur. Humblement, modestement je dis que je n’en sais foutrement rien et que nous tous ensemble, nous ne le saurons probablement jamais.
Mais je suis complètement en accord avec cette définition pour refuser que cette ignorance ou ces certitudes soient instrumentalisées au profit de fanatiques de tout acabit, de ceux qui croient ou de ceux qui ne croient pas.
Je suis donc contre les religions, toutes les religions, sans exception même celles qui voulaient se passer de Dieu et l’avaient remplacé par le doux Joseph Staline ou le délicieux Mao par exemple.

Je trouve consternants ces défilés de gens ensoutanés, enturbanés, ces processions d’hommes ou de femmes fanatisés, ces rassemblements d’innombrables dévots, yeux levés vers le ciel comme si on pouvait y voir un quelconque Dieu le cul sur son petit nuage.
Les religions, toutes les religions sont des inventions ou des constructions humaines faites pour que certains y assouvissent leur volonté de puissance ou de domination et malheur à ceux qui ne pensent comme moi…

Alors je vais vous dire ce qu’au tréfonds de moi je crois. Je crois que notre passage sur terre n’est qu’un one-way-trip. Pas de paradis, pas d’enfer, pas de vierges qui nous attendent de l’autre côté, pas de jolis mecs en train d’éternellement jouer de la guitare en l'honneur de Dieu le Père.
Je crois qu’après notre mort, c’est le néant total et définitif
C’est pourquoi, nous devrions nous attacher à jouir de ces quelques brefs moments de lumière qui nous sont octroyés ici-bas,
C’est pourquoi nous devrions arrêter ce massacre de cette planète qui est notre seul et unique berceau,
C’es pourquoi nous devrions nous arrêter à ce spectacle des vagues qui se brisent sur la plage, à ces levers de soleil qui font venir des larmes aux yeux, à ces reflets d'or dans les yeux de celle qu’on a la chance d’aimer et qui nous le rend bien, dans les premiers pas d’un enfant en route pour son aventure humaine, à ce soleil qui sombre au-delà des horizons pour laisser la place aux mystères de l’obscurité et à leur part de rêves...

Je méfie de tous ceux là, bardés de certitudes, de quelques côtés qu’ils soient, je me refuse à ces discussions stériles

Que chacun puisse avoir ses croyances, ses réponses face à l’éprouvante idée de la mort, que chacun ait la possibilité de choisir pour tenter de conjurer ses peurs, je suis bien d’accord mais sans vouloir imposer sa façon de voir ou de croire aux autres et peut être alors le monde, notre monde, y gagnera t’il en sagesse et en force avant les catastrophes qui s’annoncent et contre lesquelles aucun créateur ne viendra nous donner un coup de main et de ça, on peut être assuré

Quant à moi, pour tenter de réveiller le peu d’espoir que j’ai dans l’espèce humaine, globalement avide et irresponsable mais condamnée un jour à disparaître comme tant d’autres avant elle, je vais me plonger dans l’écoute du requiem de Mozart puis dans celui de Verdi et en fermant les yeux, je saurai que la fierté et l’honneur d’être homme coexistent dans ces deux longs cris de rage et de colère: Devant cette parenthèse du siècle des lumières en train de s’éteindre avant d’aboutir à cette plongée dans l’obscurité qui peu à peu s’étend aujourd’hui sur notre terre et coïncide avec la propre mort de Mozart et devant cette lutte entre l’ange et la bête dans le requiem de Verdi où toujours triomphe la mort mais pas avant que l’homme n’ait eu le temps de crier et de tenter de réveiller cette parcelle divine que certains prétendent exister en chacun d’entre nous.

Amen

Claude

11.1.08

Confettis et codes secrets (suite)



Il avait été contacté de Londres par un lama qui, dans un anglais parfait expliqua ses désirs.
Anglais parfait certes mais il lui fallu du temps pour bien comprendre là où son interlocuteur voulait en venir
Il fit même le déplacement à Londres pour être bien sûr d'avoir bien compris
En fait, Rampa car tel était le nom de son interlocuteur lui conta que sa lamaserie possédait un coffre contenant des livres.
Or, ces livres avaient été en fait réduits par l’age probablement à l'état de confettis et c'est un magma informe qui remplissait maintenant le fond du coffre qui gisait dans l’une des pièces de la lamaserie.
Or, selon une croyance transmise de générations en générations, ces livres contenaient les mantras à psalmodier pour marquer le début des temps nouveaux, début qui devrait être marqué par des événements extraordinaires

Etait-il donc possible d'envoyer une équipe sur place pour les aider à reconstituer ces livres afin que leur contenu rendu lisible soit livré à la méditation et à la lecture des moines de l’endroit...

C'est ainsi que deux techniciens commencèrent en ce printemps le long voyage vers ces lieux face à la formidable barrière que constitue l'Himalaya avec ses formidables paysages encore inviolés
Sans tarder ils déployèrent le matériel qui les attendait dans des caisses arrivées à Mumbay par mer puis par train jusqu'à Srinagar et par camion empruntant des cols vertigineux jusqu'à Leh et à partir de là, acheminées à dos de yaks jusqu'à la destination finale au fond de la vallée perdue...

Ils commencèrent leur tâche sans tarder et finirent par aimer l'atmosphère particulière des lieux, la gentillesse spontanée de leurs hôtes et l'espièglerie des moinillons avec lesquels ils jouaient au football dans la cour de la lamaserie sous l'oeil bienveillant des plus anciens lors de leurs moments de loisir…

Peu à peu, le puzzle commença à prendre forme. Ils étaient assisté en permanence d’un moine qui les aidait dans leur travail et lorsque une page était terminée, il l’emportait avec mille précautions au supérieur du monastère

Il leur arriva d’ailleurs d’entendre des conversations animées entre les moines et une fois ou deux, on leur rapporta une page sur laquelle un morceau du puzzle était probablement mal placé et durent mettre de côté le texte défaillant jusqu’à ce que la pièce manquante fut finalement trouvée…

La mission dura jusqu’à la fin de l’été et ils durent mettre les bouchées doubles afin que le travail puisse trouver sa conclusion avant que les conditions météorologiques se dégradent et gênent leur retour vers la civilisation…

Enfin, la dernière page fut enfin prête et ils furent conviés à se rendre à la chambre de prière où toute la congrégation, moines et moinillons, silencieux et attentifs les attendaient
Solennellement, ils traversèrent l’espace de prière, la page posée sur un plateau d’argent qu’ils remirent cérémonieusement au vénérable en chaire. Ce dernier leur prit le plateau des mains et l’assemblée commença à psalmodier sur un ton mineur, un chant aux accents déchirants et soudain le silence se fit…
Le vénérable prit la feuille entre ses mains et l’éleva vers la lumière. Un assistant, l‘un de ceux qui les avait le plus souvent assisté présenta alors le volume de cuir ancien et patiné dans lequel l’une après l’autre étaient insérées les pages reconstituées…

Ils entendirent jusqu’à très tard dans la nuit les chants traverser les minces cloisons jusqu’à l’étage où on leur avait assigné leur chambre
-Bon! dit l’un d’eux. Il était temps que ça finisse, franchement ça finissait par me peser… Il est temps qu’on s’en aille et puis peut être qu’il vaut mieux ne pas être là quand ils s’apercevront que tout ce temps passé et cet argent dépensé l’auront été en vain… Vas donc savoir leurs réactions…

Le chauffeur les attendait dans son 4x4 dans la cour intérieure de la lamaserie. Il était arrivé la veille de Leh et devait les y reconduire pour qu’ils embarquent en direction de New Delhi et la route était longue avant que d’atteindre l’aéroport

Toute la congrégation était là pour les saluer et ils agitèrent leurs mains en guise d’adieu. Gravement et l’air sérieux, les moines leur rendirent leur salut….

Ils abordèrent la descente en direction de la vallée, le véhicule tressautant sur les cahots de la piste
Quand le véhicule prit enfin la route, ce fût le moment où le soleil apparu au dessus de la muraille immense qui bornait l’horizon vers l’est
Mais soudain, ils sentirent un tremblement de plus en plus prononcé se produire sous les roues de la voiture au point que le chauffeur arrêta le véhicule
Instinctivement, ils firent face vers le levant
Muets de stupéfaction, ils virent soudain le soleil disparaître derrière les montagnes himalayennes pendant que les tremblements s’accentuaient au point qu’ils durent s’accrocher au véhicule dont ils venaient de descendre
Puis le soleil soudain réapparut à trente degrés environ de sa position initiale…
La terre venait de basculer sur son axe de rotation
Tout à coup, ils entendirent un cri étouffé du chauffeur. Ils se retournèrent vers lui…
Muet maintenant avec une expression de terreur sur le visage, ils suivirent du regard la direction qu’il leur signalait…
C’est alors qu’ils virent venant du fond de la vallée un mur de roches, de terre et d’arbres dévaler vers eux à une vitesse terrifiante
Et avant que l’avalanche boueuse ne les engloutisse à jamais, la même pensée eut le temps de leur traverser l’esprit: Le travail entrepris n’avait pas été inutile après tout …
Puis la vague monstrueuse s’abattit soudain sur eux et les corps et le véhicule mélangés à la terre et aux roches poursuivirent le voyage interrompu vers le fond de la vallée
Et enfin le silence se fit à cet endroit précis pendant que d’autres montagnes tout autour continuaient à lentement s’écrouler sur elles même…

Claude

Ombres légères

      J'ai récemment évoqué ici deux silhouettes féminines qui ont, plus ou moins brièvement, croisé ma vie à divers ...