29.6.08

En rev'nant de la revue






je suis été hier au grand show des culs nus (enfin presque...). Vous connaissez bien sur, la fête des fiertés qu'ils appellent ça. Ben, oui, dans le fond (ouarff) pas de raison d'être honteux d'être une tarlouse ou une grande folle
Je me suis donc mélangé à la foule des grands jours, place de la Bastille. Faut dire que j'habite à deux pas et que les flonflons de la fête m'ont fait sortir de ma tanière où doucement je rôtissais sous les doux rayons d'un soleil d'été enfin là.
A mon âge, vous vous rendez compte!!!
Quoique, quoique...
Tiens, ce matin, u marché d'Aligre, un mec qui pourrait être mon petit fils m'a demandé:
-Et pour le jeune homme, ce sera quoi?
Je lui ai pris deux kilos de cerises du coup alors que j'étais parti pour un kilo seulement.
Pour sûr qu'il a la bosse du commerce mon nouveau (et éphémère) pote, y'a pas à dire
Bon, j'en reviens à mon petit tour d'hier après midi. C'est curieux cette attirance-répulsion que j'éprouve pour la foule, un milieu où je me sens complètement étranger mais c'est presque plus fort que moi, il faut que j'aille m'y frotter, juste pour voir quoi!!!
Voir quoi? ça, je n'en sais rien du tout, peut être pour m'assurer que le nombre de cons ne descend pas en dessous d'une certaine moyenne.
Faut dire, que sur ce plan, je suis rarement déçu, c'est probablement pour ça que j'en redemande
Tiens, vous me croirez si vous voulez, je me suis même un jour mélangé à la foule indienne lors d'une manif mémorable à New Delhi. Contre quoi? ça, j'ai oublié si toutefois, je l'ai jamais su
Faut être barjot pour faire des trucs comme ça. J'ai vraiment failli y laisser ma peau quand les flics ont commencé à tirer à balles réelles dans les mecs qui braillaient des slogans auxquels je n'y comprenais que dalle, vu qu'ils causaient en Hindi ou autres langages hors de mon champ de compréhension...
Bon, rien à voir avec le cortège d'hier qui terminait sa pérégrination autour du génie du même nom qui en a vu bien d'autres
J'y ai même croisé Djack le flamboyant, venu lui aussi en voisin, probable... La place des Vosges n'est pas si loin que ça.
Bon, je vais vous dire, j'ai trouvé tout ça tristement ringard. Tant qu'a vouloir faire dans la provoc, on pourrait aller plus loin. Mais franchement voir des tas de gugusses se trémousser comme des épileptiques sur des musiques à la ronge-moi les valseuses (pour ceux qu'en ont, for sure), se mettre des ailes dans le dos pour ressembler aux anges et d'autres machins du même acabit, ben , ça fait rigoler cinq minutes mais au bout dune heure, ça fait tristement répétitif .
Bon, je joins des images prises hier et je vous laisse juge. Si vous en voulez d'autres, n'hésitez pas à en réclamer à la direction, j'en ai plein dans mon truc dans lequel je peux aussi causer et tout ça pour le même prix...

Claude

20.6.08

Songes




Un animal antédiluvien
Blessé
Ouvre grand la gueule,
Crocs saillants
Et souffle court,
Le silence s'en ouate
De nébuleuses éructations
Là-bas
Là-bas

Où l'infini se cristallise
Autour de vacillantes parcelles
De lumière
Pour s'en remettre
Aux tentations
De l'aube

Et les convulsions
D'une chair agonisante
Deviennent
L'objet d'études
Sous la loupe
D'un paléontologue
Avide de découvertes
A l'orée
Dune forêt
Figée
En marge
De mondes disparus...

Claude

14.6.08

Mort






Je voudrais rentrer dans la mort
Paupières ouvertes et sans remord
Regarder ses travaux d’approche
Avec mes peurs et mes reproches
Mais pouvoir la fixer dans les yeux
Suivre pas à pas, attentif, silencieux
L’accomplissement du travail inévitable
Quand enfin il nous faut quitter la table
Laisser la scène et ses ultimes oripeaux
Quand il faudra que s’abatte la faux
Pour couper le fil de l’inutile fardeau
Je veux voir son acier impitoyable
Luire de tout son éclat redoutable

Je veux en cette seconde qui est dernière
Faire provision du maximum de lumière
Avant que commence cet obligé voyage
Au seuil troublant de ce grand pèlerinage
Quand la vie est cette fraction de seconde
Où se réfugie de notre être la fugitive onde
Quand nous est accordée comme conscience
Dans ce moment d’éternelle balance
Cette petite étincelle et encore ce sursis
Avant le coup de faux et entre mort et vie.

Claude

9.6.08

le rot de football




Le rot de foot ball, c'est actuellement le grand sujet du jour entre un tremblement de terre et un cyclone faut bien occuper le temps non?
Et puis ces trucs là, ça se passe très loin de chez nous alors que le rot de football, c'est vraiment à notre porte...

Bon, le rot de football, je ne sais pas pour vous mais ça a tendance à me donner des renvois... des renvois aux 22 mètres probablement

Bien! Je buvais tranquillement un petit noir au bar de mon pote de l'Aveyron qui lui est traiteur et amateur de rugby, on est au moins tranquille de ce côté là pendant quelque temps quand un type s'est accoudé au bar à côté de moi et j'ai bien vu qu'il voulait engager la conversation... Je ne suis pas particulièrement du genre disert avec les inconnus mais quand on me cause, je m'efforce de répondre le plus intelligemment que je peux dans la mesure de mes faibles moyens surtout en termes de rot de football où je ne suis guère brillant il faut bien vous l'avouer

Et voilà mon inconnu qui me brandit sous le nez un journal avec une photo de ce que je présume être un footballeur en train de bousculer un autre footballeur inopinément placé là sur son chemin.
Peut être avait il un besoin pressant à satisfaire car il avait l'air de ne pas vouloir perdre du temps en chemin
Bref, comme le dit mon inconnu, on aurait du faire jouer Meckloufi à la place de Sironi à l'aile gauche
Vous m'excuserez de retranscrire à l'oreille mais j'ai tendance à m'emmêler les pinceaux avec tous ces noms à consonance bizarre...

Quand, croyant lui faire plaisir, j'ai précisé que pour moi, c'est plutôt à l'arriéré qu'on aurait du le mettre, mon copain d'un instant m'a lancé un regard soupçonneux mais je crois bien que je l'ai achevé quand il m'a demandé si je jouais de l'ukulélé (enfin, c'est ce qu'il m'a semblé comprendre) et que je lui ai répondu que moi, mon truc, c'était plutôt le piano.

j'ai vu alors dans le regard de cet homme, bien de sa personne sous tous les rapports d'ailleurs, passer un grand moment de solitude et d'égarement dont je ne comprends pas tout à fait la cause encore aujourd'hui...
Je n'ai pas compris non plus tout à fait pourquoi il a fini d'avaler son café au risque de se bruler les muqueuses et de quitter le bar comme s'il avait le diable à ses trousses
J'ai probablement touché chez lui une corde sensible... Une corde de piano peut être, allez savoir!

Alors s'il lit ces lignes, qu'il soit bien assuré que je n'ai rien contre l'ukulélé, surtout s'il est joué par une vahiné sympa sur le rivage d'une ile paradisiaque autant qu'océanienne, que l'écoute du piano ne comble pas ma vie et que Mekloufi est très bien à sa place au centre comme l'est monsieur Bayrou mais, celui là, c'est pour bien d'autres raisons

Claude

Sexe à piles




Elle avait du sexe à piles
Et de la grâce à revendre
En faisant la danse du ventre
Devant le buffet en branches des iles

Elle avait un je-ne-sais-quoi
Qui ne me laissait pas de bois
Pas celui dont on fait les flutes
Excusez-moi pour la chute

Elle avait du sexe à piles
Comme le lapin qui bat du tambour
Et on conjuguait amour avec toujours
Sans trop vouloir se faire de bile

Il est parti mon lapin sauteur
Il m'a quitté pour un vieux chargeur
Et depuis je pleure ma passion
En maudissant les chutes de tension

Moralité

Si vous voulez assurer votre bonheur
Et garder chez vous un lapin sauteur
Prenez un abonnement à l'électricité
Et laissez là agir de ses doigts de fée


Claude

7.6.08

vie villageoise





Il fait exceptionnellement beau sur la Bretagne depuis deux ou trois jours
Mais il pleut au sud
Bien fait pour leur gueules
A chacun son tour non?
Il fait beau avec un ciel sans nuages
Et j'essaie de faire coller sa couleur avec mes souvenirs d'antan
Mais je n’y arrive pas
Le bleu n'est pas aussi bleu qu'avant
Quand j'avais dix ans ou quelque chose comme ça
Et le son des cloches qui me cassent les oreilles
Et les couilles en même temps d'ailleurs
Il y a comme un timbre fêlé dans leur putain de carillons
Et les odeurs, hein!
Celles, chaudes et sucrées, des vaches qui revenaient vers l'étable
En traversant le bourg
Quelques vagues effluves des cheminées qui crachent des saloperies
Au sud d'où je suis les ont remplacées
Même la vieille maison ne sent plus l'encaustique comme avant
Faut dire qu'on n'en met plus dans l'escalier de chêne
Comme le faisait la grand'mère
Et le temps passe
Et amène son lot de disparitions
Y compris celles des amis qui on décidé de se faire la malle
Comme ça, sans prévenir...
De tirer leur révérence peut être par lassitude
Qui ont décidé de rendre les armes
Alors qu'on attendait qu'ils nous racontent encore et encore
Leurs vieilles histoires
Archi connues et sans surprise souvent et alors!!
Putain, c'est con la vie quand même
On nait, on vit, on meurt
Et tout ce qu'on croyait immuable
Et là bien présent pour l'éternité
Tout ça nous coule entre les doigts
Les fraîches copines ne vont tarder à devenir
Des petites vieilles
Économes de leur pas et de leurs sourires
Et le bleu du ciel n'est plus le même bleu qu'avant
A cause de la putain de cataracte probable
Cataracte qu'est même pas celle de Niagara
Vu qu'on est devenu aussi économes de larmes
Et les cloches chantent faux
Pour cause de court-jus dans les esgourdes sans doute
Et les villages se peuplent de vieux
Pendant que les jeunes s'en vont
S’entourer autour des arbres
Après leurs virées alcoolisées du samedi soir
Et même les vaches ne sortent plus de l'étable
La preuve, les chemins ne sont plus constellés
De leurs bouses fumantes
Et je suis là comme un con
Attendant qu'un autre jour succède à celui-ci
Mais peut être appelleras tu, toi qui a décidé
De partir vivre sans moi à l'autre bout des terres
Celles qui s'étendent là-bas au-delà du couchant
Et j'en arrive encore à rêver d'embruns
Et je tends l'oreille aux bruits des vagues
D’un océan qui lutte peut être pour ne pas mourir
Et le son de tes rires devient le fil d'Ariane
Qui me lie encore à l'envie de vivre

Claude

1.6.08

Mon mai 68

Mon mai 68

J'ai connu ce mai 68
quand les braves gens
pensaient: Les carottes sont cuites
en se rongeant les sangs

J'ai connu cette année 68
et tout son mal d'être
la foule était à la poursuite
d'un monde encore à naître

Sous les pavés, y'avait la plage
et sous son sable les mirages
y'avait le boulevard St-Michel
pour à des rêves servir d'échelle

Et c'est là que je t'ai rencontrée
toi et tes yeux couleurs d'eau
où se serait délayé une part du ciel
pour donner à mes songes des ailes

Et c'est là que je t'ai trouvée
tu venais de la rue Rambuteau
tu ne portais pa de drapeau
et moi je ne portais pas d'épée

Mais j'ai su que nous étions
de même sang et de même pays
celui où, libres, s'ébattent les avions
quand les voiliers prennent un ris

Autour de nous s'enflait la rumeur
de la ville sous le soleil mutin
cris de joie, de colère ou de peur
et je l'ai prise par la main

Ce fût ma Bastille à moi
ce ne fût pas tout à fait Verdun
pas plus que ça ne fût Rocroy
mais ne me regardez pas avec dédain

Car je l'ai prise par la taille
pour livrer la plus jolie des bataille
celle dont on ne revient pas
où l'on meurt les bras en croix

Et quand le soir doucement va s'étendre
je me souviens de ces moments volés
la rue d"Assas s'appelait rue du Tendre
et ma bouche se souvient de nos baisers salés

Récemment un jeune gars
m'a demandé de lui conter
mes souvenirs de ces temsp là
comme à un survivant de combats passés

Mais comment parler de cette image
où un peu de ciel se serait perdu
alors qu'il attendaitl'assaut des barricades
alors j'ai vaguement souri et je me suis tu

Claude

25.5.08

Souvenirs... Survenir...




Souvenirs : Impondérables bribes de vie faites dont on ne sait pas trop quoi, Indispensables et omniprésentes et parfois dissimulées dans l’insondable fouillis de nos neurones.

Souvenirs qui nous crucifient aux bois du temps qui trop vite s’enfuit

Je ne sais pas si c'est pour vous comme pour moi mais certains me la jouent sur Replay mode sans que j' en connaisse vraiment la raison
Oui, pourquoi celui là plutôt qu’un autre dans la jungle des choses passées ?…

Je vais en citer trois qui me reviennent comme ça aux moments les plus inattendus, aux moments de déprime, aux moments de détresse quand le sol se dérobe sous les pas, quand les larmes montent aux yeux alors que l’obscurité s’en vient pour nous cerner de toutes ses incertitudes…

C’est l’hiver, la neige tombe dru devant mes yeux et je regarde au travers les larges vitres de la tour de contrôle où alors j’exerce mes talents … C’est un dimanche d'hiver et je suis là juste pour répondre à un bien problématique coup de téléphone. Et c’est alors que je les ai aperçus pendant un instant très bref, deux magnifiques oies sauvages, cous tendus dans l’effort, à lutter contre le vent et la tempête qui souffle, en route vers un bien improbable but. Blanc contre blanc, il m’a fallu bien de la chance pour pouvoir les graver dans ma mémoire jusqu’à la fin de mes jours…
Je suis dans une pièce de la porte d’Orléans, elle a la peau bronzée et douce et elle se lave dans une cuvette devant mes yeux éblouis. Elle se prépare à l’amour que nous allons faire et j’attends en contemplant sans rien dire les gouttes d’eau descendre doucement en épousant les courbes de son corps juvénile comme autant de perles précieuses accrochant des parcelles de lumière au fur et à mesure de leur troublante progression…
Je vois un voilier qui glisse en baie de Saint-Malo. Il est tôt ce matin là avec dans la lumière qui tombe du ciel un je-ne-sais-quoi qui incite aux départs et aux abandons. Et du haut de la falaise où je suis, je regarde ce voilier qui doucement s’éloigne vers le large en griffant une mer d’huile de son étrave légère et j'admire une fille vêtue de blanc, mince et brune, qui s’active aux besognes d’appareillage et le skipper qui fixe l’horizon d’un regard que j’imagine attentif…

Beauté de la nature à l’état brut qui d’un coup se dévoile puis se dérobe à nos regards, magie des courbes d’un corps féminin si doux, si souef comme le disait en son temps Villon, soie fragile d’une peau désirée et tellement attirante et le vouloir des départs quand on aimerait bien nous aussi mettre le cap vers d’autres ailleurs pour des voyages qu’on imagine définitifs en oubliant ces chaînes qui nous attachent à nos racines terriennes…

Et me voici lesté d’un bagage certes bien mince mais après tout probablement suffisant pour affronter les frimas qui, tôt ou tard, s’en viendront pour s’amonceller à ma porte

Claude

20.5.08

Demain... peut être





Il me regarde de son œil torve et froid et en retour je le toise aussi

Même pas peur !!

Demain, j’écrirai ou peut être après demain ou alors plus tard quand je ne ressentirai pas cette fatigue qui me paralyse la main et cette peur, oui, oui, j’ai bien dit peur devant la page blanche qu’il me présente et qui doucement scintille comme une bonne vieille pute qui te ferai des avances comme ces monuments historiques que je croise rue St Denis quand mes pas me portent vers là-bas…

Rien à foutre et envie de rien… Ah, si! Fermer les yeux et attendre que la nuit arrive avec le silence qui l’accompagne et me recroqueviller dans l’attente du sommeil qui finira peut-être par venir et m’entrainer avec lui, loin, si loin, du moins je l’espère

J’écrirai demain ou peut être un peu plus tard, comme avant quand j’aimais bien ça, quand j'aimais bien faire tomber la poussière des souvenirs qui persistent à encombrer bien inutilement ma mémoire pour les repeindre aux douces couleurs d’un présent recomposé

Claude

10.5.08

Polyglotte





«Aujourd’hui je m’aperçois qu’il faut apprendre à être seul, de même qu’il faut apprendre comme une langue étrangère la mort des êtres chers»

Belle et singulière phrase que cette phrase là qui est de Sevran, celui qui vient de mourir. Je dois avouer que je connais que peu de choses sur cet homme car je ne m’étais que pas du tout intéressé à ce qu’il faisait et que je suis devenu depuis longtemps de plus en plus réfractaire à la télévision avec son cortège de clinquant et de mauvais goût mais quelle importance?

Oui! Quelle importance en effet quand une phrase nous semble belle d’hésiter à s’en servir d’autant plus que j’éprouve de plus en plus de difficultés à écrire des mots de mon cru… Alors pourquoi ne pas se servir de la prose des autres quand elle est digne d’intérêt

Et c’est vrai que, pour reprendre Sevran, il existe des âges dans la vie où on devient à son corps défendant facilement polyglotte, tant d’amis se décidant à se faire la belle aux moments les moins appropriés et souvent sans nous y avoir préparé à ce fameux définitif départ qu’on en tombe, c’est le cas de le dire, en état de sidération devant ces départs subits avec l’envie d’avoir un dictionnaire à proximité pour être sûr de bien comprendre ce qui est arrivé à une telle ou untel

Et nous voilà devenus arpenteurs d’allées de cimetières et dispensateurs d’eau bénite et bien contents quand ça ne se passe pas sous des trombes d’eau où on hésite à savoir si ce sont les larmes ou la pluie qui doucement coulent sur les joues des participants

Où donc s'en sont allés ces jours si lointains où la mort était pour ceux qu’on ne connaissait pas et que ceux qu’on aimait étaient là, pour toujours à nos côtés, indéfectibles, indestructibles, à tout jamais jeunes et beaux?

Claude

5.5.08

Bordel à cul, charrette à bras

J’ai trouvé comme un diamant noir brillant au fond de la nuit dans l’une de mes ballades sur le oueb
Une ballade pour une autre ballade, une signée Caussimon, un vieux mec que les moins de 65 ans ne peuvent pas connaître et dont je recommande la version chantée aisément trouvable sur la toile
J’aurais bien aimé écrire ces paroles sans y ajouter ni retrancher une simple virgule, juste pour exprimer ma colère devant le temps qui passe, ma lassitude devant la connerie ambiante et ma peur devant tous les orages annoncés qui plombent nos horizons mais je ne ressens que fatigue, mépris ou au mieux indifférence dans un monde où je ne me reconnais plus
Heureusement d’autres ont su garder l’indignation bien chevillée au corps qui les pousse, sans dieu ni maître et en termes bien sentis, à savoir faire partager leur désespoir et cette dérision rigolarde qui en est l’exact contre poids
Alors, lisez et comme moi appréciez et si ce n’est pas le cas, alors que le cul vous pèle…




Bordel à cul, charrette à bras

Entourloupé par les malfrats
Et succombant sous les contraintes
Je change de style, les gars!
J’abandonne les demi-teintes
Je tire à vue et dans le tas
Bordel à cul charrette à bras!!!
Verlaine avait au moins l’absinthe
Qu’en 14 on interdira
Il en tirait de douces plaintes
Et des rimes de 100 carats
Sacré bordel de vierge enceinte!!!
On me vend du faux Mascara
Ah, ah!!!

Est-ce le tocsin ou le glas?
Une cloche invisible teinte
Et cette horrible rumeur là
C’est l’an 2100 qui se pointe
Commencé à Mururoa
Bordel à cul charrette à bras!!!
La côte d’alerte est atteinte
Dans le Sahel , au Katanga.
Devant leur vache sacro sainte
Les Hindous sautent les repas
Sacré bordel de vierge enceinte!!!
Quelle idée de naître là bas
Ah, ah!!

Dans la patrie de Neruda
Les aurores se sont éteintes
Partout on se heurtait aux soldats
Chaque minute était une crainte
Un gadget made par là-bas
Bordel à cul, charrette à bras!!!
Le pape à Rome, les mains jointes
Prie, Ora, pro nobis, ora!!
Puis tout au bout de sa complainte
Lance une bulle ex cathedra
Sacré bordel de vierge enceinte!!!
Au grand jamais n’avortera
Ah, ah!!

Dans un hôtel à cancrelats
Une fille horriblement peinte
Sur un lit bancal et sans draps
Attend qu'aboutisse l'étreinte
D'un michton qui n'en finit pas
Bordel à cul, charrette à bras!!!
Nous, comme putes, l'on s'éreinte
Pour le gite et le bout de gras
La liberté déjà restreinte
Au fil des jours met les adjas
Sacré bordel de vierge enceinte!!!
89 c'est vieux déjà
Ah, ah!!!
Sacré bordel de vierge enceinte
Réinventons le "Ça ira"
Ah, ah!!!

8.4.08

Histoire bête

Dans une discothèque, un monsieur s'adresse à une jeune fille dont il voudrait bien s'attirer les faveurs:
-Puis-je vous offrir une coupe de champagne?
-Non, merci, je ne bois jamais d'alcool, c'est dangereux pour mes jambes...
-Ah, ben, dangereux, vous dites! Mais pourquoi? Ça les fait gonfler?
-Non, s'ouvrir....

Mouarff!!!!

7.4.08

Oh, orages désirés




J’aime bien cette photo d’une Delhiite portant un Salwar Kameez, son Dupatta négligemment noué autour du cou et s’abritant de la pluie sous un joli parapluie multicolore.
A part l’habillement traditionnel, cette photo aurait pu être prise sous nos latitudes vers la fin de septembre, début octobre lorsqu’une autre saison se profile aux fenêtres
Tout y est, du moins en apparence: Le vent qui balaye le boulevard et commence à faire tomber les feuilles, le ciel plombé et lourd de pluie, le froid aussi ou au moins la fraîcheur… Un temps de rentrée des classes chez nous en quelque sorte
On croit deviner tout ça au mouvement suggéré des branches et au battement d’ailes d’un oiseau attentif à ne pas louper son arrivée sur un arbre…
Rien que de très banal me direz vous mais cette image a une histoire qui en préfigure bien d’autres et en plus dramatiques malheureusement
Car il faut dire que nous sommes à Delhi au mois d’avril et la température doit avoisiner les 32 ou 33° centigrades.
Cette vue a été prise voilà deux jours sur l’un des boulevards de la ville, du côté de Lodi Garden pour ceux qui connaissent, qu’on est en avril et qu’il ne pleut jamais normalement à ce moment de l’année, que les températures sont en marche vers les 40° s’ils n’ont pas été déjà atteints et que la végétation commence sérieusement à roussir sous les assauts du soleil…
Mais derrière les jolies couleurs, l’exotisme du paysage et la marche de la jeune femme, la nature nous murmure à l’oreille peut être une toute autre histoire…

J’ai vécu longtemps dans ce pays et je continue, grâce aux techniques modernes de l’information, de me tenir plus ou moins au courant de ce qui s’y passe. C’est ainsi que l’hiver dernier y a été anormalement froid jusqu’à frôler le zéro centigrade et ça pendant plusieurs jours en janvier et voilà maintenant cette imprévue mousson qui se manifeste à un moment où on ne l’attendait vraiment pas. En fait et c’est réglé comme du papier à musique, les pluies abondantes viennent vers la fin du mois de juillet et s’étendent jusqu’en octobre.

Or on est loin de ce schéma là et là aussi on assiste à l’un de ces dérèglements climatiques dont on nous parle tant et qui nous prédisent bien des difficultés dans les décennies ou années qui viennent.
Les conséquences en seront sérieuses et certainement dramatiques et l’on vit peut être nos derniers instants de tranquillité résumés dans cette tâche de couleurs d’un parapluie qui n’aurait du servir à cette période de l’année que pour se protéger des ardeurs du soleil et de la marche insouciante d’une femme le long d’une avenue indienne et qui certainement doit apprécier le répit que lui offre la chute des températures sans soupçonner qu’elle est le prélude à d’autres orages à venir et pas tant que ça désirés…

Claude

4.4.08

Au coin de la rue....




C’est aujourd’hui l’un des premiers jours de beau temps de l’année sur Paris. C’est curieux comment un simple rayon de soleil peut influer sur le moral. Je suis jeune à nouveau, jeune pour l’éternité
J’ai repris le 46 jusqu’à Chemin Vert juste après la mairie du XIème comme avant...

Et comme avant les filles ont des jupes à la ras-le-bonbon et les yeux pleis de mystères et rien que ça, ça me met le cœur en fête.

Mon fils m’a invité à visiter son nouvel appart et comme d’hab, il m’a expliqué comment il s’y prenait pour initier sa production de bouquins sous Flash à partir de son ordi et comme d’hab, je n’y ai pas compris grand-chose sauf que pour lui et l’imprimeur, ça marche.
Mais je m’en fous, je me sens inexplicablement heureux

Le soleil inonde le boulevard Parmentier et on a été déjeuner chez le Chinois du coin à 9€ le buffet à volonté.
Lui a pris de l’eau plate pour le repas, diététique et sports obligent mais moi j’ai choisi un petit Bordeaux pour les rouleaux de printemps et tous leurs plats étiquetés à la mode de chez eux et il ne m’a même pas lancé un semblant de regard désapprobateur

Il faut dire que j’en avais marre de la campagne et de tous ses champs à la con, j’avais besoin de me confronter à l’inépuisable variété du paysage humain qui peuple les villes et déboule inépuisablement sur ses trottoirs

Demain peut être, j’aurai besoin de l’immobilité austère de la nature au repos mais aujourd’hui je me shoote à la présence humaine que je frôle et qui me frotte, de ces frères humains comme le disait Villon, même s’ils en ont rien à foutre que je puisse les observer, moi qui suis sans illusion sur eux comme Fabre l’entomologiste disséquant l’univers fascinant des fourmis.

Je les regarde: Celui là que la vie a démoli courant et boîtant derrière un bus qui ne l’attendra pas ou cette fille blonde assise sur le bord du trottoir, visage enfoui dans les mains et pleurant peut être à un avenir désespérant

Je me sens arpenteur de ces lignes de fuite citadines, je me laisse envahir par la sourde rumeur de milliers de vies en marche, je laisse toutes ces silhouettes anonymes zébrer mon champ visuel aux aguets et de tous ces bruits et de ces éclats de vie je m'en repais pour m’en faire une ivresse légère

Claude

3.4.08

A méditer

TOUT EST RELATIF EN CE BAS MONDE

Le saviez-vous
Mes bien chères sœurs
Et vous autres
Mes bien chers frères
Le saviez-vous
Oui, en vérité
Le saviez-vous
Qu'une masturbation
Bien menée
Vaut mille fois mieux
Qu'un pauvre coït foireux...

Claude

2.4.08

Parabole express




Grave et lente, dominant le tumulte créé par la foule tonitruante et vociférante, une voix soudain se fit entendre venant du plus profond des cieux:

-Mort aux cons dit-elle simplement

Et ils tombèrent tous, foudroyés...

Claude

1.4.08

Mes souvenirs





Ma vie se part
En bateau
A vau l‘eau
De quai en gare,
Ma vie se part
Se taille, se barre
Je la regarde partir
S’effilocher, se ternir
Comme les boutons dorés
D’une tunique trop portée

Sur le boulevard
Les passants sont blafards
Les platanes sans feuilles
Portent le deuil
D’une jeunesse éteinte
Dans une ville enceinte
D’un enfant monstrueux
D’un nain incestueux
Et dans la bousculade
Devant de mornes façades
Ma vie se va
Je ne regarde pas
La foule informe
La foule difforme
Sur le tortueux chemin
D’un avenir incertain.

Ma vie se part
En bateau
A vau l‘eau
De quai en gare,
Ma vie se part
Et je ne fais rien
Pour la retenir
Et je ne fais rien
Pour pleurer à mes souvenirs

Claude

13.3.08

Propos décousus, poil au nez...

EXQUIS MOTS

Pourquoi des gens qui ne feraient pas de mal à ue mouche s'ingénient-ils à toujours vouloir tuer le taon? Comme me le disait récemment un ecclesiastique de mes connaissances doté d'une vraie langue de vicaire: Chaque chose en son temple et il me confiait qu'il ne faudrait pas croire qu'à voir les animaux qui entourent le berceau du petit Jésus les boeufs sont forcément tous dévots.

Bon, ceci étant dit, attention si vous allez chez le notaire de ne pas chercher systematiquement à vouloir tirer les choses au clerc même si, depuis que les prix de l'immobilier ont augmenté, vous avez maintenant pognon sur rue.

Pendant que j'y suis, je vais vous faire une confidence, le jour de mon mariage, je m'en rappelle comme d'un remake du joug le plus long mais je m'en fous, depuis je fais chanvre à part...

Bon! si vous pensez que j'ai dépassé les borgnes à vouloir vous ouvrir les yeux, pour me faire pardonner, je vous invite chez moi à boire un coup et ne craignez rien: A tout pichet, miséricorde et comme on dit ici en Bretagne,on en profitera pour se refaire le coup du serrement du jus de pomme et on pourra entonner en se referrant au titre de cette petite chronique (ta mère)

Igloo, igloo, igloo, il (elle) est des notres...

Claude


12.3.08

Questions

J'aime bien Vista que je préfère à XP
Je me suis emmerdé pendant "Bienvenue chez les ch'tis"

Putain, ça se soigne ça ou je suis condamné à mourir con?

Claude

Ombres légères

      J'ai récemment évoqué ici deux silhouettes féminines qui ont, plus ou moins brièvement, croisé ma vie à divers ...