25.2.11

Histoire de q




L'une de mes amies, a dear friend of mine diraient les anglo-saxons, m'a récemment déclaré que j'avais un beau cul. J'en suis resté sur l'instant interdit et mon la s'est soudain mis à gonfler comme l'aurait dit Brassens.

Un beau cul! Moi!

Je dois avouer que je ne m'étais jamais vraiment plongé dans la contemplation de cette partie replète de mon individu: Il est là où il doit être et ça m'a suffit jusqu'alors comme ça et puis se retrouver nez à nez avec cette rontondité tellement affriolante aux dires de ma belle amie reléve d'une posture acrobatique à laquelle ma souplesse naturelle légérement ébréchée par l'accumulation des ans m'empêche même d'y penser. Alors, je la crois sur parole ma douce!

Mais c'est à ces quelques mots murmurés tendrement à une oreille qui n'en croyait pas ses yeux que je voudrais revenir.

-T'as un beau cul!!

Gabin sussurait quelque chose comme ça à la délicieuse Morgan rappelez vous mais lui disait -T'as de beaux yeux, tu sais!!
C'est là qu'on mesure que les temps ont bien changé. AujOurd'hui une toute jolie me confie sans pudeur excessive que j'ai un beau cul.

Oui, les temps changent assurément et à grands coups de pied au cul.

13.2.11

Bornes et limites

j'ai récemment lu quelque part qu'écrire un blog était devenu ringard.
Putain! Les modes changent vite de nos jours.
Je suis sûr que du temps de Gutenberg, on aurait pris quelques décennies pour qu'on en épuise touS les charmes des dits blogs.
Mais là, juste un petit tour, on est passé à autre chose: Twitter, facebook et tutti quanti et exit le blog tombé en désamour

ça tombe bien en ce me concerne puisque j'ai cessé d'écrire sur ce support particulier. Panne totale d'inspiration! Plus rien à me mettre sous la plume. Pas le moindre désir de marier des mots, de jongler avec eux, de les voir s'unir, se marier avec comme seule limite ma rapidité de frappe et même si j'étais pratiquement mon seul lecteur, quelle importance?

J'y ai pris du plaisir en son temps je dois l'avouer comme je dois avouer que j'éprouve quelque nostalgie au souvenir de cette jubilation qui me saisissait à ces moments là mais écrire c'est comme une érection (je parle pour les hommes là bien sûr). On bande et la bandaison, papa! Tu sais où ça mène hein? l'excrétion de quelques centilitres d'un liquide composite riche de nutriments élémentaires paraît-il et la messe est dite. Y'a plus qu'à attendre que les petites boules à plaisir partagé veillent bien refaire le plein.

Mais de ce côté là, ça tombe bien je ne bande plus ou pas beaucoup, pas plus que je n'écris: La pace di calzone disent justement les mamas italiennes qui en connaissent un bout si j'ose dire sur la façon de nourrir leurs hommes avec ce symbole de vigueur que constitue le macaroni même préparé "al dente".

Au delà de cette limite disait Gary mon ticket n'est plus valable et comme chacun sait, c'est quand on dépasse les bornes qu'il n'y a plus de limites.

10.12.10

claudie

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C'est ma Bretonne

C'est ma Bretonne
Et dans ma tête
Les éclats de la fête
viennent et résonnent
C'est ma Bretonne
Des landes de Lanfains
et sur mes lèvres
Nait ce refrain
C'est ma Bretonne
De la mer sans fin
Et des grèves qu'elle festonne
Des Rosaires jusqu'à Sein
C'est ma Bretonne
Et ses cheveux blonds
Quand le vent frissonne
Font faire à mon cœur des bonds
C'est ma Bretonne
Sa bouche a un goût de paradis
Et quand elle se donne
Le monde entier en moi sourit

Je ne sais pas si je vous l'ai dit
Cette Bretonne là
De Groix à Batz
Je ne l'avais pas encore dit
De Saint Brieuc
Jusqu'à l'ile d'Yeu
Porte le joli nom de Claudie

Claude

17.7.10

Monsoon in France




Aujourd'hui, les orages avec la pluie qui les accompagnait m'ont fait penser à l'arrivée de la mousson en Inde, un pays où j'ai vécu quelques années....

La mousson elle même était souvent précédée par des orages électriques accompagnés de tempêtes de sable en provenance du Rajasthan. L'atmosphère était pesante et on ressentait physiquement le besoin de la pluie sachant qu'elle permettrait aux températures de36°, 38° enfin de baisser. On voyait les nuages lourds s'amonceler et envahir les horizons et puis les premières gouttes arrivaient, larges comme des soucoupes, de plus en plus nombreuses et je me souviens des rires de joie des enfants et de leurs visages extasiés sous le déluge tant attendu.

Eh, bien! Tu vois, je suis revenu par la pensée à cette époque là, j'ai revu des pluies de mousson, de monsoon comme on dit là-bas, par lafenêtre du salon. Peut-être est-ce là un effet de ce réchauffement climatique dont on parle tant.

Bientôt, j'irai célébrer Diwali, la fête des lumières et je donnerai quelques roupies aux enfants de mon cuisinier pour qu'ils achètent des pétards et des feux d'artifice qu'ils feront exploser devant la porte du jardin.

Plus tard encore, ça sera Holi. Les enfants me jetteront des poudres de couleur comme l'exige la tradition et je ferai celui qui est surpris quand mon Chowkidar viendra cérémonieusement m'étendre avec l'index ce troisième œil de la sagesse hindoue sur mon front et je garderai jusqu'au soir cette tâche rouge et j'écouterai des ragas du soir joués par Ravi Shankar et je regarderai les vols des vautours accompagnés du cri des corneilles qui sont l'obsédant bruit de fond de la vie indienn avec celui aussi discordant des multiples klaxons qui ponctuent les rythmes de vie de cette multitude humaine, affairée et fourmillante.

Et je me mêlerai à cette foule, indifférente et bigarrée et je serai là,seul occidental à INA market peut être, suivi d'un petit porteur avecson panier sur la tête qui se remplira peu à peu de fruits, de légumesou de poisson venu des côtes de Malabar ou du coté de Mumbai comme on appelle Bombay aujourd'hui...

Mais il est temps que je me réveille. Tout ça est déjà loin et je ne suis maintenant qu'à moitié Breton, qu'à moitié Parisien mais avec encore dans un coin de ma mémoire une palette de chatoyants sarees qui savent danser dans ces aubes légères qui s'habillent de ces couleurs quenos ciels occidentaux n'ont jamais su choisir mais probablement que leur palette ne les comportent pas.

Claude

27.1.10

Deuil




À cette époque déjà lointaine, nous habitions dans un quartier de New Delhi à Maharani Bagh ce qui en Hindi veut dire: Le jardin de la reine. Tu étais venue avec ta mère et un couple d'amis.
Tu étais alors une jeune adolescente au sourire fragile aux grands yeux sombres qui s'habillaient de parcelles vertes quand tu tournais ton regard vers la lumière
Je ne sais pas si tu étais reine ou fleur en ce jardin mais tu t'étais inscrite dans ce paysage comme si, de tout temps, les pipals, les hibiscus, mango trees ou autres banians sans oublier les flamboyants qui marquaient en rouge somptueux au moment de la fête des couleurs les limites de notre propriété, attendaient ta visite...

Elle avait la grâce lente
d'une fragile adolescente
elle avait la taille fine
d'une vestale mutine

J'ai écrit bien plus tard ces quelques lignes qui me sont venues spontanément à l'esprit et aujourd'hui je me demande si ce n'est pas ton image qui s'est imposée du fond de ma mémoire avec tes longues jambes de faon et cette peur ou cet émerveillement que je devinais parfois en toi devant la cruauté ou la splendeur du monde

Aujourd'hui, sous l'habituel ciel gris-plombé de l'hiver parisien, je regarde les rites qui entourent la mort. La foule qui s'est rassemblée pour toi m'apparait comme un troupeau de moutons, effrayée, frileuse, comme si la proximité de l'autre permettait d'exorciser l'horreur de la disparition, l'horreur aussi de devoir, un jour, l'affronter.

Sur le boulevard proche, on entend le chuintement feutré des pneus sur l'asphalte et qui se mêlent aux sanglots étouffés qui jaillissent de ci de là des proches ou de tes nombreux amis rassemblés ...

Je crois au fond de moi que la vie n'a aucun sens sauf à la contempler à l'aune de la fragilité d'un sourire au moment où un jour se lève, sauf à se perdre dans cette lueur que le soleil sait allumer dans un regard qui chavire et je regarde celle foule qui monte comme une marée dans ce minuscule cimetière parisien pour venir abandonner des roses sur ton cercueil et je sens une boule qui soudain oppresse ma poitrine.

Une goutte humide se fraye doucement son chemin entre aile du nez et rondeur de la joue. J'ai froid et je ne veux pas penser au lent et effrayant travail qui va commencer dans l'obscurité de la tombe que deux ouvriers indifférents s'empressent de refermer .

Claude

17.1.10

Je m'en fus

je m'en fus escalader les cordes du vent je m'en fus monter à la pointe des haubans j'ai laissé en moi serpenter les cris de l'aventure j'ai laissé en moi se dérouler cette vie étrange qui dure Puis j'ai frémi aux soirs et aux brises du ponant avec les désespoirs bien crochés dedans Claude

25.11.09

let's read again





Je viens de relire Raboliot de Genevoix, deux noms que les moins de 60 balais ne peuvent pas connaître. Mébon ! J’ai pris beaucoup de plaisir à me replonger dans ce roman âpre et dur au goût de vin de Touraine. Un plongée aux enfers d’un braconnier de la vieille époque dans un pays que j’ai parcouru moi-même à la fin des années 50 et qui a maintenant disparu emportant pour toujours ces paysages décrits par Genevoix dans une langue riche et colorée, elle aussi en voie de disparition et j’ai retrouvé en feuilletant doucement les pages de cet ouvrage perdu au fond d’un placard une vague odeur de champignons et de feuilles mouillées.
Rien à voir bien sûr avec le Kindle de chez Amazon dont je viens de faire l’acquisition que je trouve bien sympa bien sûr mais qui ne remplacera jamais le touché de ces pages qui lentement s’égrènent au rythme des pages lues mêlé au sort des héros qui pour un temps deviennent comme d’autres nous-mêmes

17.5.09

brother





Comme un aigle
Je t’ai vu
Comme un aigle
Mon frère
Survolant ta montagne
Avec ses champs de seigle
Comme un aigle
Mon frère
Je t’ai vu comme un aigle

Comme un lion
Je t’ai vu
Comme un lion
Mon frère
Dominant la savane
Maître de tes émotions
Comme un lion
Mon frère
Je t’ai vu comme un lion

Comme un chêne
Je t’ai vu
Comme un chêne
Mon frère
Ignorant le mépris
Et jusqu’au mot de haine
Comme un chêne
Mon frère
Je t’ai vu comme un chêne

Comme un bateau
Je t’ai vu
Comme un bateau
Mon frère
Quand tu as fendu l’eau
Sans regard en arrière
Comme un bateau
Mon frère
Je t’ai vu comme un bateau

Comme un adieu
Je t’ai vu
Comme un adieu
Mon frère
Quand la terre s’est ouverte
Pour t’offrir son repos
Comme un adieu
Mon frère
Je t’ai vu comme un adieu

Et j’ai fermé les yeux
Et serré bien fort
Les paupières
Mon frère
Et j’ai fait croire
Que je ne pleurais pas
Celui qu’on abandonnait là
Pour toujours à la terre
Je t’aime encore, mon frère

Claude

And for my English-speaking friends, I took pleasure to translate those few words into their language. May they find in them what I have tried to express how I felt when one of my friend recently passed away…

BROTHER

Like an eagle
I saw you
Like an eagle
Brother
Patrolling the hills
Above their barley fields.
Brother!
Like an eagle I saw you

Like a lion
I saw you
Like a lion
Brother
King of savannah
Taming your emotions
Like a lion.
Brother!
Like a lion I saw you

Like an oak
I saw you
Like an oak
Brother
Ignoring contempt
And the meaning of hatred
Like an oak.
Brother!
Like an oak I saw you

Like a boat
I saw you
Like a boat
Brother
When you set sail
Without looking backwards
Like a boat.
Brother!
Like a boat I saw you

Like a farewell
I saw you
Like a farewell
Brother
When they dug the soil
To let you
here to rest.
Like a farewell
Brother!
Like a farewell I saw you

And I closed my eyes
closing
My eyelids
Brother
Pretending
That I was not mourning
but it only was the sun rising
In that beautiful morning

but, you know
I still love you, Brother

28.4.09

Aragon l'enchanteur




Ils sont beaux hein ! ces mots qui suivent qui nous viennent d’Aragon avec son style inimitable et ses longues envolées frémissantes qui semblent emprunter le lit des vents et même si je suis bien loin de partager les engagements politiques qui furent les siens, la magie agit en moi encore et toujours et je ne résiste pas au plaisir de la partager avec vous….

Il y aura toujours un couple frémissant
Pour qui ce matin-là sera l'aube première
Il y aura toujours l'eau le vent la lumière
Rien ne passe après tout si ce n'est le passant

C'est une chose au fond que je ne puis comprendre
Cette peur de mourir que les gens ont en eux
Comme si ce n'était pas assez merveilleux
Que le ciel un moment nous ait paru si tendre...

20.4.09

les marguerites




J'ai connu le temps où coulent les enfances,
Tout doucement, au début de la vie.
Le temps de l'école, le temps de l'innocence
Et du chagrin, et du bonheur aussi.

J'ai laissé passer le temps qui va trop vite.
Si j'ai tout vu pendant quelques années,
Je n'ai pas connu le temps des marguerites.
Feuillues sont nées, feuillues se sont fanées.

Puis est arrivé le temps de mes ivresses,
De mes alcools aux mauvais souvenirs
Et les yeux gonflés, le temps de la paresse
Où l'on se tue à force de dormir

Et je suis resté, en attendant la suite,
Dans une vie de vide enrubannée.
Je n'ai pas connu le temps des marguerites.
Feuillues sont nées, feuillues se sont fanées.

J'ai connu le temps de la désespérance
Où l'on s'enlise un peu plus chaque jour,
Où, les yeux ouverts, on n'attend de la chance
Plus que la mort si ne vient pas l'amour.

Si, dans l'avenir, on vante mes mérites,
Ne croyez pas ce que les gens diront.
Je n'ai pas connu le temps des marguerites.
Feuillues naîtront, feuillues se faneront.




c'est comme ça qu'i cause le gars Miossec
qu'est un sacré paroissien
et qu'est un sacré mec
c'est comme ça qu'i chante et ça me fait du bien

13.4.09

Où ça va nous mener...andertal?



Un homme de Neandertal ou Néandertalien est un représentant fossile du genre Homo qui a vécu en Europe et en Asie occidentale au Paléolithique moyen, entre environ 250 000 et 28 000 ans avant le présent. Autrefois considéré comme une sous-espèce au sein de l'espèce Homo sapiens, nommée par conséquent Homo sapiens neanderthalensis, il est désormais considéré par la majorité des auteurs comme une espèce indépendante nommée Homo neanderthalensis.
Il est à l'origine d'une riche culture matérielle appelée Moustérien, ainsi que des premières préoccupations esthétiques et spirituelles (sépultures). Après une difficile reconnaissance, l'homme de Neandertal a longtemps pâti d'un jugement négatif par rapport aux Homo sapiens. Il est encore considéré dans l'imagerie populaire comme un être simiesque, fruste, laid et attardé. Il est en fait plus robuste qu'Homo sapiens et son cerveau est légèrement plus volumineux en moyenne. Les progrès de l'archéologie préhistorique et de la paléoanthropologie depuis les années 1960 ont mis au jour un être d'une grande richesse culturelle. De nombreux points sont encore à élucider, notamment concernant les causes de son extinction
Voila ce que disent en gros les scientifiques sur cet homme (et j’insiste sur ce terme : Un homme) et ce n’est certes pas moi qui viendrait les contredire sur ce point ; quelqu’un comme vous et moi, semblable mais en même temps probablement tellement différent, un homme qui a probablement levé les yeux vers le ciel comme nous le faisons encore pour y trouver un semblant de réconfort, quelqu’un pour qui l’idée de la mort a du être aussi insupportable qu’elle l’est pour nous tous qui avons créé ces religions comme ils ont du le faire eux aussi qui nous laissent espérer un autre ailleurs où nous poursuivrons notre vie sous une autre forme et qui prospèrent sur cette espérance bien fallacieuse mais ceci ces derniers mots n’engagent que moi bien sûr…
Et il me vient une idée. Comment ont elles communiqué ces espèces si toutefois elles ont été en mesure de le faire pendant ces millénaires où elles ont cohabité sur la planète terre. Mais voilà, nous ne le saurons jamais puisque Neandertal a disparu depuis quelques 18000 ans et je soupçonne le Sapiens que nous sommes, tellement vachard et vindicatif aussi de n’être pas totalement étranger à cette mystérieuse disparition.
Bon! Mais qu’importe le responsable; après tout, Neandertal avait peut être fait son temps et il convenait qu’il quittât ce théâtre d’ombre dont lequel, vous et moi, nous nous complaisons à peupler tous ses faux-semblants.
Mais, il n’empêche, je sens à quel point il serait fascinant d’échanger des vues avec une espèce différente de la notre, ne serait-ce que pour remettre en cause ce statut de maître de monde dans lequel nous nous complaisons à défaut d’interlocuteur valable pour venir nous contredire car nous ne sommes pas maîtres du monde, au plus une écume comme une pollution qui s’en vient perturber des mécanismes infiniment délicats qui sont ceux de notre mère Gaïa et à laquelle, un jour ou l’autre, il nous faudra rendre des comptes et je crois bien qu’à cet instant, il sera bien trop tard…

Claude

24.3.09

vers l'est, toute!!





Où donc ais-je lu que lorsqu'on prend de l'âge et qu'on revient dans l'une de ces grandes villes que nos pas parfois bien négligents ont arpenté en raison de déplacements souvent plus subis que souhaités, oui! où ais-je donc lu que les carrefours de ces grandes villes finissaient pas ressembler à des cénotaphes, ceux qu'on érige à la mémoire de nos amours mortes, en souvenir de ces amis qu'un vent mauvais a poussé soudain du coté de l'indicible et la chaleur des hanches des unes et le rire des autres nous manquent à en faire venir les larmes aux yeux...

Alors, je chemine dans la grande ville vers l'est, vers ces confins encore perdus entre friches industrielles et périph' impérieux vers ces lieux où voilà peu poussaient les coquelicots sauvages et les discrets myosotis sur des talus innocents et vagues mais que des constructions neuves impitoyablement refoulent aux rangs des espèces citadines en voie de disparition

Je me tourne donc et je marche vers ce point de l'horizon où se lève le soleil et où est supposé monter l'espoir comme le disait en son temps Giraudoux mais pour ça, je ne me fais plus aucune sorte d'illusion...

Claude

23.3.09

soleil




Le printemps est là. Enfin, aujourd'hui un peu moins qu'hier mais probablement mieux que demain à en croire la météo. Mais qu'importe, ce matin, des vendeurs de jonquilles étaient postés aux abords du marché et les tâches jaunes qu'ils brandissaient à bout de bras étaient comme autant de petits soleils annonciateurs de jours meilleurs et réchauffant le cœur après cet inter-minable hiver
J'ai acheté un de ces bouquets et en revenant, je l'ai déposé à la porte de la loge de la concierge de l'immeuble...
Je n'aime pas mettre les soleils en prison même dans un vase bien vintage alors je préfère que quelqu'un d'autre que moi se charge de cette tâche...

Claude

21.2.09

Je vous laisse y gouter

On lit ça et on se sent moins con
on lit ça et déjà tout va mieux...
les odeurs de l'été
les femmes et leurs mystères
et on se prend
à vouloir vivre plus longtemps
juste le temps pour tenter de comprendre
si tout ça avait un sens...

et Rimbaud qui débite
sa petite chanson...

Je vous laisse y gouter

4.2.09

J'irai




J'ai les lèvres qui tremblent
et le cœur qui va l'amble
j'ai les mains qui tressaillent
des souvenirs m'assaillent
on ne vit plus ensemble
j'ai le cœur qui bat l'amble
alors j'irai chanter
de ces chansons marines
aux mots désespérés
aux phrases assassines
j'irai jusqu'à la-bas
guetter la trace saline
d'un regard qui n'existe pas
et le doux poids d'une poitrine
où un coeur ne bat plus pour moi

Claude

24.1.09

Mystère... et boule de gomme





Les mots sont le masque mystérieux de l'âme.
Je me suis réveillé en entendant ces mots sortir du poste de radio que j'avais laissé allumé depuis la veille au soir.
Une coïncidence me direz vous mais est-ce tellement sûr?
Et si on recevait comme ça des messages en provenance d'un éther aux contours bien flous mais vous le savez bien: Plus on est de flous, plus on rigole...

C'est beau, cette simple phrase, non? Et on peut remplacer âme par tout autre vocable à votre convenance et c'est bien pratique pour les incroyants dont je fais partie d'ailleurs et à qui le mot âme donne des démangeaisons

Et je ne sais pas qui en est l'auteur. Peut être qu'une âme compatissant m'en apportera la réponse sinon je m'en approprie la paternité, ça me donnera l'air intelligent et profond ou en d'autres termes, j'aurai moins l'air d'un con et ceci à moindre frais...

Eh ben! A un de ces jours peut être...

Claude

6.1.09

L' Ophélie

Oui, je sais, j'ai déjà publié ces lignes, mais c'est juste pour le plaisir de les voir accompagnées d'un habillement tout neuf... 

L'OPHÉLIE

 

Elle avait la grâce lente

d'une fragile adolescente

elle avait la taille fine

d'une vestale mutine

et dans sa chevelure

des flots d'aventure

lentement s'écoulaient.

en ondes renouvelées

 

Je l'avais trouvée

dans un vieux quartier

canaille

de Shanghai

la vieille

Shanghai

l'assoupie

et assouvie

dans ses ruelles

descendant

vers le Yang-tse-kiang.

 

De noirs cormorans

passaient en criant

sur des étals

bancals

luisants

de poissons blancs

tout revêtus d'argent

 

elle fut alors

mon Ophélie

ma tendre embellie

au front nimbé d'or

 

Elle avait la grâce lente

d'une fragile adolescente

elle avait la taille fine

d'une vestale mutine,

et nous marchions

à l'unisson

sur des quais

colorés

côtoyant

les flots jaunes

tourbillonnants

et frôlant une faune

de marins en goguette

et de lettrés mandarins

silencieux ascètes

aux noirs regards lointains

et je regardais éblouis

ces reflets merveilleux

accrochés à ses yeux

et que je retrouvais ravi

le soir

au bar

chez  Suzy Wang

sur les rives

actives

du Yang-tsé-kiang

où j'admirais sa grâce lente

de fragile adolescente

avec la taille fine

d'une vestale mutine

 

Claude Clément

Voyage 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4.1.09

Cuisine




Ma grand mère fût, voici bien longtemps, cuisinière dans un restaurant d'une entreprise qui alors s'appelait la radiotechnique. J'ai retrouvé la trace de cette boite sur internet d'ailleurs bien qu'elle ait du cesser ses activités depuis des décennies probablement.

La retraite venue, la grand mère s'est retirée dans ce petit village breton (là-bas, on dit un bourg) en rapportant avec elle son instrument de travail favori: Un livre de cuisine. C'est dans ce livre que je vais bien plus tard apprendre à déchiffrer mes premiers mots et savoir lire avant d'aller à l'école.
Je suis resté plus de trois ans chez elle jusqu'à ce que, lassée de ma présence, elle a finit par me renvoyer à l'envoyeur mais, comme l'aurait dit Kipling, ceci est une autre histoire

Je suis donc revenu aux origines en quelque sorte puisque j'ai découvert depuis quelque temps la joie de faire la cuisine en m'appuyant sur des recettes écrites et sur quelques souvenirs que j'ai gardé de ces années là.
Bon! D'accord, je ne postule pas encore pour les étoiles et je doute que je le fasse un jour mais je finis par me débrouiller pas mal. Enfin, quand je dis pas mal, je suis quasiment seul juge en la matière ce qui résout pas mal des problèmes

J'en suis actuellement à la phase cuisine traditionnelle. Du bœuf aux carottes, du pot-au-feu, cuisson de légumes variés et ma "dernière œuvre": Une-poule-au-pot sauce suprême j'ai un peu raté ma sauce suprême mais j'essaierai de faire mieux la prochaine fois), le tout précédé d'un vin chaud à la cannelle comme apéritif et riz au lait maison comme dessert
Une confidence entre nous, si vous voulez retrouver quelque chaleur par les temps qui courent, un bon vin chaud à la cannelle accompagné d'une pincée de muscade, ça vaut tous les thermolactyls du monde...

Autre confidence, ça n'a l'air de rien comme ça mais il faut quand même s'activer pas mal devant les fourneaux... Ajouter un truc par ci, en enlever un par là, réduire ou activer le feu. Aussi compliqué que de piloter un airbus mais en bien plus rigolo...

En faisant tout ça, je me suis replongé dans l'atmosphère des fêtes de fin d'année, une sorte de fièvre dont on ne sortait guère dans ces derniers jours de l'année et je me suis souvenu de mes jeux de construction de mon enfance: Une brique de saveur accouplée à une brique de couleur, elle même jointe à une de parfum...
J'ai fini par comprendre: Les cuisiniers, je veux dire les grands chefs, sont de véritables constructeurs: Des constructeurs de cathédrales de l'éphémère où chaque élément qui la compose comme de pierres possède son exacte place ou sinon l'édifice deviendra de travers et par conséquent immangeable dans le cas qui nous intéresse.

Je n'en pas là, pour ma part, j'en suis plutôt à l'édification de cabanons de l'éphémère mais pour quelqu'un qui tenait la cuisine pour une activité dénuée d'intérêt et qui ne daignait regarder son assiette que lorsqu'elle était pleine sans se préoccuper de tout le travail, la patience et l'art préalable à son arrivée devant nos yeux éblouis, le progrès est loin d'être négligeable...

Claude

28.12.08

Singeries




Les singes ont l'air méchants, aigris, amers, perpétuellement vexés d'avoir raté l'humanité d'un quart de poil et ça, ça les obsède.
À l'évidence, ils ne pensent qu'à ça....

Et je vais vous dire: C'est cette obsession qui les pousse à baiser sans retenue en public, mais, en fait, ce spectacle qu'ils nous offrent, c'est juste pour nous faire chier et nous donner mauvaise conscience.

Je sais bien que quand on n'est pas là pour les regarder comme des cons, ils font ça, tranquilles et pépères, à la missionnaire, comme vous et moi et, sans vergogne, ils se cachent sous la paille de leur cages pour ne pas être reluqués par leurs congénères...

Claude

24.12.08

Madame...





Quand j'étais enfant, je m'étais fait de mythiques amis puisés dans la littérature à laquelle j'avais alors accès: Mermoz, Saint-Exupéry et son petit prince et puis d'autres bien oubliés depuis mais auxquels je me référai pour me reposer sur une figure de père qui me manquait tant et dont j'avais tellement besoin pour m'aider à me construire.
J'ai fini par élever la construction, tant bien que mal, plutôt mal que bien d'ailleurs mais quand on sait d'où je viens,, l'édifice même bancal tient du miracle...
Et puis, naturellement, comme on abandonne les échafaudages une fois l'édifice achevé, j'ai laissé là les héros de mon enfance avec pour eux seulement une vague pensée de temps à autre, un peu amusée et à peine nostalgique...

Et le temps passant, d'autres figures ont surgi vers lesquelles j'ai tourné mon attention: Claudie Haigneré par exemple!
Le nom vous dit quelque chose?

Probablement oui, ce n'est pas si lointain après tout: La conquête spatiale, les vols habités et toutes les contraintes et difficultés qui vont avec en termes d'entraînement et de préparation, un médecin bardé de diplômes, celle qu'on surnommait bac+19... Un personnage hors du commun, deux fois ministre (même si ce n'est pas là toujours une référence à laquelle je m'attache) si forte, si bien protégée des aléas de la vie, indestructible en d'autres termes du moins en apparence et voici qu'en ce jour, veille de Noël, ce personnage à part se retrouve dans la rubrique des faits divers

Tentative de suicide on dit certains, erreur de dosage de médicaments ont rétorqué d'autres. Je ne crois guère à cette dernière hypothèse car elle est médecin et doit savoir ce qu'elle fait.
Peu importe d'ailleurs mais la carapace s'est soudain désintégrée laissant une femme face à des problèmes qui n'appartiennent qu'à elle mettant soudain à nu la pâte humaine dont tous nous sommes faits, une pâte composée de tant de lignes de force mais aussi de failles dans lesquelles le malheur se plait à jouer son travail de sape en attendant patiemment le moment propice pour frapper...

Je ne connais pas Claudie Haigneré sauf au travers des images qu'on bien voulu laisser les télévisions ou les articles de presse parlant d'elle mais je me sens triste ce soir comme s'il s'agissait de quelqu'un de très proche et pour lequel on ne peux rien ou pas grand chose.
Mais proche, peut être l'est-elle comme le furent en leur temps ces personnages qui peuplèrent une adolescence bien solitaire et lui permirent souvent de ne pas totalement désespérer de l'humanité...

Claude

Ombres légères

      J'ai récemment évoqué ici deux silhouettes féminines qui ont, plus ou moins brièvement, croisé ma vie à divers ...