13.4.09

Où ça va nous mener...andertal?



Un homme de Neandertal ou Néandertalien est un représentant fossile du genre Homo qui a vécu en Europe et en Asie occidentale au Paléolithique moyen, entre environ 250 000 et 28 000 ans avant le présent. Autrefois considéré comme une sous-espèce au sein de l'espèce Homo sapiens, nommée par conséquent Homo sapiens neanderthalensis, il est désormais considéré par la majorité des auteurs comme une espèce indépendante nommée Homo neanderthalensis.
Il est à l'origine d'une riche culture matérielle appelée Moustérien, ainsi que des premières préoccupations esthétiques et spirituelles (sépultures). Après une difficile reconnaissance, l'homme de Neandertal a longtemps pâti d'un jugement négatif par rapport aux Homo sapiens. Il est encore considéré dans l'imagerie populaire comme un être simiesque, fruste, laid et attardé. Il est en fait plus robuste qu'Homo sapiens et son cerveau est légèrement plus volumineux en moyenne. Les progrès de l'archéologie préhistorique et de la paléoanthropologie depuis les années 1960 ont mis au jour un être d'une grande richesse culturelle. De nombreux points sont encore à élucider, notamment concernant les causes de son extinction
Voila ce que disent en gros les scientifiques sur cet homme (et j’insiste sur ce terme : Un homme) et ce n’est certes pas moi qui viendrait les contredire sur ce point ; quelqu’un comme vous et moi, semblable mais en même temps probablement tellement différent, un homme qui a probablement levé les yeux vers le ciel comme nous le faisons encore pour y trouver un semblant de réconfort, quelqu’un pour qui l’idée de la mort a du être aussi insupportable qu’elle l’est pour nous tous qui avons créé ces religions comme ils ont du le faire eux aussi qui nous laissent espérer un autre ailleurs où nous poursuivrons notre vie sous une autre forme et qui prospèrent sur cette espérance bien fallacieuse mais ceci ces derniers mots n’engagent que moi bien sûr…
Et il me vient une idée. Comment ont elles communiqué ces espèces si toutefois elles ont été en mesure de le faire pendant ces millénaires où elles ont cohabité sur la planète terre. Mais voilà, nous ne le saurons jamais puisque Neandertal a disparu depuis quelques 18000 ans et je soupçonne le Sapiens que nous sommes, tellement vachard et vindicatif aussi de n’être pas totalement étranger à cette mystérieuse disparition.
Bon! Mais qu’importe le responsable; après tout, Neandertal avait peut être fait son temps et il convenait qu’il quittât ce théâtre d’ombre dont lequel, vous et moi, nous nous complaisons à peupler tous ses faux-semblants.
Mais, il n’empêche, je sens à quel point il serait fascinant d’échanger des vues avec une espèce différente de la notre, ne serait-ce que pour remettre en cause ce statut de maître de monde dans lequel nous nous complaisons à défaut d’interlocuteur valable pour venir nous contredire car nous ne sommes pas maîtres du monde, au plus une écume comme une pollution qui s’en vient perturber des mécanismes infiniment délicats qui sont ceux de notre mère Gaïa et à laquelle, un jour ou l’autre, il nous faudra rendre des comptes et je crois bien qu’à cet instant, il sera bien trop tard…

Claude

24.3.09

vers l'est, toute!!





Où donc ais-je lu que lorsqu'on prend de l'âge et qu'on revient dans l'une de ces grandes villes que nos pas parfois bien négligents ont arpenté en raison de déplacements souvent plus subis que souhaités, oui! où ais-je donc lu que les carrefours de ces grandes villes finissaient pas ressembler à des cénotaphes, ceux qu'on érige à la mémoire de nos amours mortes, en souvenir de ces amis qu'un vent mauvais a poussé soudain du coté de l'indicible et la chaleur des hanches des unes et le rire des autres nous manquent à en faire venir les larmes aux yeux...

Alors, je chemine dans la grande ville vers l'est, vers ces confins encore perdus entre friches industrielles et périph' impérieux vers ces lieux où voilà peu poussaient les coquelicots sauvages et les discrets myosotis sur des talus innocents et vagues mais que des constructions neuves impitoyablement refoulent aux rangs des espèces citadines en voie de disparition

Je me tourne donc et je marche vers ce point de l'horizon où se lève le soleil et où est supposé monter l'espoir comme le disait en son temps Giraudoux mais pour ça, je ne me fais plus aucune sorte d'illusion...

Claude

23.3.09

soleil




Le printemps est là. Enfin, aujourd'hui un peu moins qu'hier mais probablement mieux que demain à en croire la météo. Mais qu'importe, ce matin, des vendeurs de jonquilles étaient postés aux abords du marché et les tâches jaunes qu'ils brandissaient à bout de bras étaient comme autant de petits soleils annonciateurs de jours meilleurs et réchauffant le cœur après cet inter-minable hiver
J'ai acheté un de ces bouquets et en revenant, je l'ai déposé à la porte de la loge de la concierge de l'immeuble...
Je n'aime pas mettre les soleils en prison même dans un vase bien vintage alors je préfère que quelqu'un d'autre que moi se charge de cette tâche...

Claude

21.2.09

Je vous laisse y gouter

On lit ça et on se sent moins con
on lit ça et déjà tout va mieux...
les odeurs de l'été
les femmes et leurs mystères
et on se prend
à vouloir vivre plus longtemps
juste le temps pour tenter de comprendre
si tout ça avait un sens...

et Rimbaud qui débite
sa petite chanson...

Je vous laisse y gouter

4.2.09

J'irai




J'ai les lèvres qui tremblent
et le cœur qui va l'amble
j'ai les mains qui tressaillent
des souvenirs m'assaillent
on ne vit plus ensemble
j'ai le cœur qui bat l'amble
alors j'irai chanter
de ces chansons marines
aux mots désespérés
aux phrases assassines
j'irai jusqu'à la-bas
guetter la trace saline
d'un regard qui n'existe pas
et le doux poids d'une poitrine
où un coeur ne bat plus pour moi

Claude

24.1.09

Mystère... et boule de gomme





Les mots sont le masque mystérieux de l'âme.
Je me suis réveillé en entendant ces mots sortir du poste de radio que j'avais laissé allumé depuis la veille au soir.
Une coïncidence me direz vous mais est-ce tellement sûr?
Et si on recevait comme ça des messages en provenance d'un éther aux contours bien flous mais vous le savez bien: Plus on est de flous, plus on rigole...

C'est beau, cette simple phrase, non? Et on peut remplacer âme par tout autre vocable à votre convenance et c'est bien pratique pour les incroyants dont je fais partie d'ailleurs et à qui le mot âme donne des démangeaisons

Et je ne sais pas qui en est l'auteur. Peut être qu'une âme compatissant m'en apportera la réponse sinon je m'en approprie la paternité, ça me donnera l'air intelligent et profond ou en d'autres termes, j'aurai moins l'air d'un con et ceci à moindre frais...

Eh ben! A un de ces jours peut être...

Claude

6.1.09

L' Ophélie

Oui, je sais, j'ai déjà publié ces lignes, mais c'est juste pour le plaisir de les voir accompagnées d'un habillement tout neuf... 

L'OPHÉLIE

 

Elle avait la grâce lente

d'une fragile adolescente

elle avait la taille fine

d'une vestale mutine

et dans sa chevelure

des flots d'aventure

lentement s'écoulaient.

en ondes renouvelées

 

Je l'avais trouvée

dans un vieux quartier

canaille

de Shanghai

la vieille

Shanghai

l'assoupie

et assouvie

dans ses ruelles

descendant

vers le Yang-tse-kiang.

 

De noirs cormorans

passaient en criant

sur des étals

bancals

luisants

de poissons blancs

tout revêtus d'argent

 

elle fut alors

mon Ophélie

ma tendre embellie

au front nimbé d'or

 

Elle avait la grâce lente

d'une fragile adolescente

elle avait la taille fine

d'une vestale mutine,

et nous marchions

à l'unisson

sur des quais

colorés

côtoyant

les flots jaunes

tourbillonnants

et frôlant une faune

de marins en goguette

et de lettrés mandarins

silencieux ascètes

aux noirs regards lointains

et je regardais éblouis

ces reflets merveilleux

accrochés à ses yeux

et que je retrouvais ravi

le soir

au bar

chez  Suzy Wang

sur les rives

actives

du Yang-tsé-kiang

où j'admirais sa grâce lente

de fragile adolescente

avec la taille fine

d'une vestale mutine

 

Claude Clément

Voyage 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4.1.09

Cuisine




Ma grand mère fût, voici bien longtemps, cuisinière dans un restaurant d'une entreprise qui alors s'appelait la radiotechnique. J'ai retrouvé la trace de cette boite sur internet d'ailleurs bien qu'elle ait du cesser ses activités depuis des décennies probablement.

La retraite venue, la grand mère s'est retirée dans ce petit village breton (là-bas, on dit un bourg) en rapportant avec elle son instrument de travail favori: Un livre de cuisine. C'est dans ce livre que je vais bien plus tard apprendre à déchiffrer mes premiers mots et savoir lire avant d'aller à l'école.
Je suis resté plus de trois ans chez elle jusqu'à ce que, lassée de ma présence, elle a finit par me renvoyer à l'envoyeur mais, comme l'aurait dit Kipling, ceci est une autre histoire

Je suis donc revenu aux origines en quelque sorte puisque j'ai découvert depuis quelque temps la joie de faire la cuisine en m'appuyant sur des recettes écrites et sur quelques souvenirs que j'ai gardé de ces années là.
Bon! D'accord, je ne postule pas encore pour les étoiles et je doute que je le fasse un jour mais je finis par me débrouiller pas mal. Enfin, quand je dis pas mal, je suis quasiment seul juge en la matière ce qui résout pas mal des problèmes

J'en suis actuellement à la phase cuisine traditionnelle. Du bœuf aux carottes, du pot-au-feu, cuisson de légumes variés et ma "dernière œuvre": Une-poule-au-pot sauce suprême j'ai un peu raté ma sauce suprême mais j'essaierai de faire mieux la prochaine fois), le tout précédé d'un vin chaud à la cannelle comme apéritif et riz au lait maison comme dessert
Une confidence entre nous, si vous voulez retrouver quelque chaleur par les temps qui courent, un bon vin chaud à la cannelle accompagné d'une pincée de muscade, ça vaut tous les thermolactyls du monde...

Autre confidence, ça n'a l'air de rien comme ça mais il faut quand même s'activer pas mal devant les fourneaux... Ajouter un truc par ci, en enlever un par là, réduire ou activer le feu. Aussi compliqué que de piloter un airbus mais en bien plus rigolo...

En faisant tout ça, je me suis replongé dans l'atmosphère des fêtes de fin d'année, une sorte de fièvre dont on ne sortait guère dans ces derniers jours de l'année et je me suis souvenu de mes jeux de construction de mon enfance: Une brique de saveur accouplée à une brique de couleur, elle même jointe à une de parfum...
J'ai fini par comprendre: Les cuisiniers, je veux dire les grands chefs, sont de véritables constructeurs: Des constructeurs de cathédrales de l'éphémère où chaque élément qui la compose comme de pierres possède son exacte place ou sinon l'édifice deviendra de travers et par conséquent immangeable dans le cas qui nous intéresse.

Je n'en pas là, pour ma part, j'en suis plutôt à l'édification de cabanons de l'éphémère mais pour quelqu'un qui tenait la cuisine pour une activité dénuée d'intérêt et qui ne daignait regarder son assiette que lorsqu'elle était pleine sans se préoccuper de tout le travail, la patience et l'art préalable à son arrivée devant nos yeux éblouis, le progrès est loin d'être négligeable...

Claude

28.12.08

Singeries




Les singes ont l'air méchants, aigris, amers, perpétuellement vexés d'avoir raté l'humanité d'un quart de poil et ça, ça les obsède.
À l'évidence, ils ne pensent qu'à ça....

Et je vais vous dire: C'est cette obsession qui les pousse à baiser sans retenue en public, mais, en fait, ce spectacle qu'ils nous offrent, c'est juste pour nous faire chier et nous donner mauvaise conscience.

Je sais bien que quand on n'est pas là pour les regarder comme des cons, ils font ça, tranquilles et pépères, à la missionnaire, comme vous et moi et, sans vergogne, ils se cachent sous la paille de leur cages pour ne pas être reluqués par leurs congénères...

Claude

24.12.08

Madame...





Quand j'étais enfant, je m'étais fait de mythiques amis puisés dans la littérature à laquelle j'avais alors accès: Mermoz, Saint-Exupéry et son petit prince et puis d'autres bien oubliés depuis mais auxquels je me référai pour me reposer sur une figure de père qui me manquait tant et dont j'avais tellement besoin pour m'aider à me construire.
J'ai fini par élever la construction, tant bien que mal, plutôt mal que bien d'ailleurs mais quand on sait d'où je viens,, l'édifice même bancal tient du miracle...
Et puis, naturellement, comme on abandonne les échafaudages une fois l'édifice achevé, j'ai laissé là les héros de mon enfance avec pour eux seulement une vague pensée de temps à autre, un peu amusée et à peine nostalgique...

Et le temps passant, d'autres figures ont surgi vers lesquelles j'ai tourné mon attention: Claudie Haigneré par exemple!
Le nom vous dit quelque chose?

Probablement oui, ce n'est pas si lointain après tout: La conquête spatiale, les vols habités et toutes les contraintes et difficultés qui vont avec en termes d'entraînement et de préparation, un médecin bardé de diplômes, celle qu'on surnommait bac+19... Un personnage hors du commun, deux fois ministre (même si ce n'est pas là toujours une référence à laquelle je m'attache) si forte, si bien protégée des aléas de la vie, indestructible en d'autres termes du moins en apparence et voici qu'en ce jour, veille de Noël, ce personnage à part se retrouve dans la rubrique des faits divers

Tentative de suicide on dit certains, erreur de dosage de médicaments ont rétorqué d'autres. Je ne crois guère à cette dernière hypothèse car elle est médecin et doit savoir ce qu'elle fait.
Peu importe d'ailleurs mais la carapace s'est soudain désintégrée laissant une femme face à des problèmes qui n'appartiennent qu'à elle mettant soudain à nu la pâte humaine dont tous nous sommes faits, une pâte composée de tant de lignes de force mais aussi de failles dans lesquelles le malheur se plait à jouer son travail de sape en attendant patiemment le moment propice pour frapper...

Je ne connais pas Claudie Haigneré sauf au travers des images qu'on bien voulu laisser les télévisions ou les articles de presse parlant d'elle mais je me sens triste ce soir comme s'il s'agissait de quelqu'un de très proche et pour lequel on ne peux rien ou pas grand chose.
Mais proche, peut être l'est-elle comme le furent en leur temps ces personnages qui peuplèrent une adolescence bien solitaire et lui permirent souvent de ne pas totalement désespérer de l'humanité...

Claude

20.12.08

La bien pensante






Elle a fait son devoir! C'est à dire que oncque
Elle n'eut de souhait impossible, elle n'eut
Aucun rêve de lune, aucun désir de jonque
L'emportant sans rameurs sur un fleuve inconnu.

Elle n'a pas senti lui courir sous la plume
De ces grands souffles fous qu'on a dans le sommeil
pour aller voir la nuit comment le ciel s'allume
Et mourir au matin sur le cœur du soleil

De Jean Richepin

15.12.08

Ouvrez le ban



Au secours, les glands ont disparus...

Non, non! Pas ceux que vous croisez journellement dans vos habituelles pérégrinations sur vos trottoirs citadins, sentes campagnardes ou couloirs de métro.
Non! je cause ici des vrais glands, ceux qu'on trouvent normalement sous les chênes qui jusqu'à aujourd'hui, poussaient sans peine sous nos tempérées latitudes...

C'est un phénomène des plus sérieux et qui mérite qu'on s'en inquiète.

La preuve de ce que j'avance, c'est CNN qui le dit (pour ceux ou celles qui en douteraient, je joins l'URL de référence:
http://edition.cnn.com/2008/TECH/science/12/12/acorn.shortage/index.html

Vous me direz que ç'est aux USA et que dans ce pays il s'en passe des vertes et des pas mûres mais, vous savez comme moi, qu'une épidémie à vite fait de traverser l'Atlantique surtout à l'heure des voyages low-cost et quand on sait déja que la moitié des spermatozoïdes humains manquent régulièrement à l'appel, il semble bien que l'heure est grave et qu'on ne saurait prendre trop de précautions

Non mais! Rendez vous compte, plus de glands, donc plus de chênes bien sûr et où ira t'on chercher de l'ombre lors des prochaines canicules à venir? Et les écureuils qui seront comme des cons en prime

Alors, je lance ici un appel. Appel qui s'adresse en priorité aux dames (il parait que certaines sont expertes dans ce domaine)

Il est temps d'aider à redresser le gland, euh! Non, la tête (Vous voyez, l'urgence me fait bafouiller)... Il est temps donc de retrouver les glands d'antan, ces futurs géniteurs de nos splendides futaies que le monde entier nous envie...

Et j'espère bien que les participant(es) les plus actifs se verront décerner la médaille qui récompensait jadis nos plus méritants travailleurs avec l'inscription suivante cette fois:

"A notre actif(ve) membre bienfaiteur le gland reconnaissant"

Fermez le gland... Euh, non! Le ban

Claude

5.12.08

En crise




C'est la crise,vous n'aurez pas été sans le remarquer avec tout la ramdam qu'elle provoque ces temps derniers partout sur les ondes et les étranges lucarnes.
Comment on va s'en sortir? J'aimerais bien le savoir et si je le savais, je le dirais alors sur mon blog et je me ferais alors plein d'oseille comme madame Soleil en son temps... Mais je n'en sais strictement rien pas plus que tous ces experts, auto proclamés tels quels d'ailleurs et dont la principale caractéristique est de ne pas être d'accord entre eux et de prédire la plupart du temps ce qui est arrivé hier, comme ça, au moins, c'est plus sûr...

Tout ce que je crois savoir, c'est qu'on est nettement trop sur cette brave plan(te qui est notre ce qui augmentent mathématiquement le nombre de pov' cons, sales cons et cons tout court parmi lesquels j'inclus tous les petits génies de la City et autres lieux de perdition et que ce n'est pas fait pour arranger les affaires de notre environnement, vous en conviendrez sans peine

Je ne suis pas sûr qu'on va en réchapper même en caleçon mais c'est là que ça ne sera pas sans intérêt: Tous ces culs nus en train d'arpenter le pavé de nos villes faute de fric pour se payer des fringues

Mais à quelque chose, malheur est bon et j'ai déjà repéré dans mon escalier quelque sympathiques paires de fesses à qui un soupçon de déshabille ferait le plus grand bien au moins pour le bonheur des yeux de votre serviteur...

Claude

16.11.08

Histoire d'amour triste




Je suis sûr que ce gros naze de sacré-Cœur fait du gringue à la tour Eiffel.
C'est que je les surveille ces deux là du haut de mon neuvième étage ...
Je lui trouve l'air louche à ce con de sacré-Cœur. Je ne sais pas pourquoi mais quand je le regarde, je pense à un danseur de tango argentin sur le retour, un Argentin qui serait de Carcassonne comme disait l'autre
Et cette salope de tour Eiffel avec son air de pucelle effarouchée qui semble répondre à ses avances. Non mais! Vous l'avez vue, les jambes bien écartées et la jupe relevée jusqu'au premier étage? C'est une tenue ça, hein?
Putain! Voilà le prestige de notre beau pays qui en prend encore un coup comme s'il avait vraiment besoin de ça avec le congrès du parti socialiste qui se barre en couilles et le soleil qu'on ne voit plus depuis quelques jours avec cette météo à la con sur Paris

Avant, vous l'aviez remarqué naturellement, elle devenait toute rouge à intervalles réguliers, tout ça parce qu'elle prêtait l'oreille aux avances salaces de l'autre gros boursoufflé maintenant c'est tout bleu qu'elle devient mais moi on ne me l'a fait pas, je sais bien qu'elle continue à rougir de plaisir en son for intérieur

Je les surveille tous les deux et pour peupler intelligemment mes insomnies, je m'installe derrière les vitres de mon salon, une bouteille de Chablis bien frais à portée de main et j'essaye de traduire ce qu'ils se racontent ces deux là à coups de clins d'œil égrillards et d'incongrues palpitations et je reste à boire jusqu'à ce que la ville devant moi sombre peu à peu dans le silence et le sommeil

Alors, une nuit je mettrai mes lumières à clignoter vers ce bout d'horizon où je la devine au delà des lueurs bleutées des scialytiques des salles d'opération de l'hôpital saint-Antoine tout proche et j'essaierai d'engager le dialogue avec cette petite salope si fine et si mignonne et de lui conter fleurette en espérant qu'elle tourne l'œil de son dernier étage vers moi, indigène perdu d'un lointain douzième mais encore bien sous tous rapports....Alors si vous ne me voyez plus par ici, ne vous étonnez pas, c'est que ça a marché avec elle et que je suis parti pour lui faire des papouilles à toutes ses poutrelles

Claude

13.11.08

Sombres pronostics





Les arbres qui bordent le boulevard Diderot portent encore leurs feuilles, un peu jaunies certes, un peu moins nombreuses sur les branches mais encore bien présentes au point que, lorsque je me penche sur mon balcon et que mon regard remonte vers la place de la Nation, j'ai l'impression de voir des frondaisons d'été alors que, si mes souvenirs sont bons, les premières gelées d'automne, dés le début d'octobre, les faisaient rejoindre le sol en bataillons serrés.

En même temps, là-bas, tout en haut, la banquise se rétrécit au point qu'elle aura disparu dans quelques décennies et c'est les ours du coin qui vont se retrouver comme des cons tout de blanc vêtus sur le fond noir des rivages dépourvus de glace...


Pour tout vous avouer, moi même, je ne me sens pas très bien...

Vous allez voir, tout ça va très mal se finir...

Claude

3.11.08

Loup y'es tu?




Ça me rappelle les almanachs de mon enfance cette illustration jointe aujourd'hui, l'almanach Vermot par exemple.

Je ne sais pas si ça existe encore ce truc. On y trouvait des vannes bien vaseuses qu'il fallait lire au je ne sais combien de degré pour en découvrir le sens caché si toutefois il y en avait un...

Et puis on y trouvait des dessins comme ça: Le loup vous guette dans le bois, saurez vous le trouver ou bien la belle princesse vous attend, saurez vous la découvrir et il fallait alors cligner les yeux, tourner la page dans tous les sens et soudain une forme, un visage apparaissait et on était récompensé des efforts fournis en ayant été plus malin que le dessinateur et en ayant percé le mystère proposé

Et vous, aujourd'hui, vous le trouverez ce personnage qui se dissimule dans les branches de l'arbre enchanté?

La Femme avec un grand F, celle que l'on cherche parmi toutes les autres femmes et qui sera la seule et l'unique...Beau conte de fée non?

Tiens, au fait, avez vous remarqué que lorsque on dit la Femme avec un F majuscule, c'est pour la placer sur un piédestal alors que lorsque on dit les femmes avec un petit f et qu'on emploie le pluriel, c'est généralement pour en dire pis que pendre.

Etrange, non?

Claude

28.10.08

Les glands


J'aime bien cette photo.

Tu vois, on bâtit des temples de pierres ou de briques, invulnérables et insensibles au temps qui passe ou du moins le croit-on

Mais de bien silencieuses et terribles racines se sont mises à l'œuvre et voilà ce que ça donne quelque temps après

Voici donc le résultat de l'action de ces redoutables combattants de l'ombre

Ces murs orgueilleux que l'on croyait dressés pour l'éternité se fissurent et s'éboulent sous la poussée implacable de ces forces vives en action

Il en est de même pour ce corps qui est notre, ce corps que nous entretenons, nourrissons et choyons sans rien savoir des pseudopodes sournois qui déjà l'enserrent et sans bruit l'étouffent jusqu'au moment où nous ne sommes plus que glands....

Claude

27.10.08

Des voix




Des voix
et des murmures
fragiles
comme la branche
qui se fend
aux premières
gelées d'hiver

Des voix
des murmures
qui montent
à l'assaut des citadelles
du ciel

Des voix
et des murmures
comme des caresses
de la main
d'une femme
qui aime
et glisse
ses doigts
dans la chevelure
de son amant

Des voix
et des murmures
quand l'ombre s'étend
et s'en vient faire
l'amour
avec cette part
de lumière
qui avant tout
est toi
et se mélange
à la goutte de sueur
qui enferme en ses flancs
un soleil rouge surpris

Claude

23.10.08

Rêves au rabais


J'ai rêvé l'autre nuit… Rêvé que j'écrivais... Pour mon blog.... Des lignes vachement intéressantes, ça va sans dire (mais encore mieux en le disant)
Seul souci, pas moyen de me souvenir d'un mot ou expression de ce foutu rêve
Pourtant, plongé en pleine activité cérébrale débridée autant que nocturne, je me suis dit qu'il fallait que je mette soigneusement ça de côté pour qu'enfin j'en fasse bénéficier mon nombreux lectorat mis, va t'faire foutre, j'ai eu beau faire de mon mieux, essayer de raviver ma mémoire, rien à faire...
Mes si intéressantes impressions sont condamnées à errer sans fin dans l'indéfinissable éther des occasions gâchées

C'est ça qui serait bien hein! Dormir, rêver, se diriger vers le clavier de l'ordi et, tout d'un trait, donner le jour à ces idées arrachées à la nuit

Mais ça serait trop simple bien sûr et il faut, maladroitement, péniblement accoucher de mots en désordre, avancer d'un pas, encore d'un pas, d'une phrase, d'une idée et partir pour un voyage comme ceux qu'on entreprend à la poursuite de l'inaccessible étoile, d'autant plus belle qu'elle est définitivement hors de portée...

13.10.08

Travailleur errant


Je suis un SDF professionnel.

Je m'explique: Je fais des missions comme consultant dans des entreprises aussi diverses que variées.
Des entreprises situées en général dans des endroits bien improbables, de ceux dont on dit que même les corbeaux les survolent le ventre en l'air pour ne pas les voir tant ces lieux peuvent être tristes et lugubres.

Bon, je plaisante là car ce n'est pas toujours le cas bien sûr! Mais c'est vrai que ça m'a fait découvrir des lieux bien exotiques dans nos avoisinantes et si accueillantes banlieues. Le pied, c'est quand mes déplacements se situent dans Paris intra-muros mais c'est bien rare malheureusement...

Je dois dire aussi qu'au grand âge qui est le mien, c'est un peu casse-rotule et que j'ai parfois bien besoin d'un grand coup d'un quelconque reconstituant quand je réintègre mon modeste logis parisien. Vous verrez, je finirai en déambulateur avec mon ordi accroché aux montants de l'ustensile

Mais je vais vous dire ce que j'aime bien au fond, c'est le côté challenge de l'affaire. S'asseoir, prendre connaissance des dossiers à traiter et 5 minutes après, faire comme si j'étais présent dans l'entreprise depuis au moins 15 ans
Et puis savoir que Martien vient de s'engueuler avec Françoise, que le chef d'à côté est un sale con con dont il faut se méfier, que l'autre assis en face de moi, est un père la panique, que le petit dernier de Florence fait des progrès formidables en tennis mais que c'est pas terrible au point de vue maths et cette putain d'augmentation qui se fait attendre; et où qu'il le DRH qu'on lui conte quelques mots bien sentis

Tous ces éléments hétéroclites à assimiler dans un minimum de temps pour pouvoir participer sans avoir l'air trop abruti à la cantine de l'entreprise où je vais avec mes nouveaux copains et copines. Tiens, en parlant de copines, y'en a qui sont vachement mignonnes quand même. Mébon, c'est plus de mon âge ces trucs là et comme on dit dans les entreprises: On n'est pas là pour rigoler

Et tout ça pour quelques jours, parfois quelques semaines et, de plus en plus rarement, pour quelques mois

Mais j'aime bien ces rencontres, ces contacts, ces missions pour lesquels on m'appelle au dernier moment quand ce n'est pas pour me dire qu'en fait on pas vraiment besoin de mes éminents services (des effets de la crise sans doute) bien décidé à les prolonger du moins tant que ma modeste personne sera encore jugée apte à rendre quelques services de ci de là...

Claude

Ombres légères

      J'ai récemment évoqué ici deux silhouettes féminines qui ont, plus ou moins brièvement, croisé ma vie à divers ...