24.3.09

vers l'est, toute!!





Où donc ais-je lu que lorsqu'on prend de l'âge et qu'on revient dans l'une de ces grandes villes que nos pas parfois bien négligents ont arpenté en raison de déplacements souvent plus subis que souhaités, oui! où ais-je donc lu que les carrefours de ces grandes villes finissaient pas ressembler à des cénotaphes, ceux qu'on érige à la mémoire de nos amours mortes, en souvenir de ces amis qu'un vent mauvais a poussé soudain du coté de l'indicible et la chaleur des hanches des unes et le rire des autres nous manquent à en faire venir les larmes aux yeux...

Alors, je chemine dans la grande ville vers l'est, vers ces confins encore perdus entre friches industrielles et périph' impérieux vers ces lieux où voilà peu poussaient les coquelicots sauvages et les discrets myosotis sur des talus innocents et vagues mais que des constructions neuves impitoyablement refoulent aux rangs des espèces citadines en voie de disparition

Je me tourne donc et je marche vers ce point de l'horizon où se lève le soleil et où est supposé monter l'espoir comme le disait en son temps Giraudoux mais pour ça, je ne me fais plus aucune sorte d'illusion...

Claude

23.3.09

soleil




Le printemps est là. Enfin, aujourd'hui un peu moins qu'hier mais probablement mieux que demain à en croire la météo. Mais qu'importe, ce matin, des vendeurs de jonquilles étaient postés aux abords du marché et les tâches jaunes qu'ils brandissaient à bout de bras étaient comme autant de petits soleils annonciateurs de jours meilleurs et réchauffant le cœur après cet inter-minable hiver
J'ai acheté un de ces bouquets et en revenant, je l'ai déposé à la porte de la loge de la concierge de l'immeuble...
Je n'aime pas mettre les soleils en prison même dans un vase bien vintage alors je préfère que quelqu'un d'autre que moi se charge de cette tâche...

Claude