31.12.05

la neige est partie

Ca y est, le troisième épisode neigeux de l'année est terminé. Un coup de vent de sud et, pffuitt, en quelques heures le beau manteau blanc a laissé la place à une peu symphatique bouillasse. Curieux quand même qu'une situation d'hiver somme toute banale: De la neige et du verglas à cette période de l'année peut semer un pareil chaos.
Si, comme on nous le prédit, le Gulf Stream nous joue des tours et s'arrêter de faire des ronds dans l'eau, alors bonjour les dégâts. Si c'est le cas, je fais comme Noah, j'me casse; au Cameroun peut être ou alors, vers les mers du sud, mais là, gaffe! pas mal d'îles risquent d'être submergées avec le réchauffement terrestre et l'élévation des eaux qui doit s'en suivre.
En vérité, mes soeurs et mes frères, en vérité, je vous le dis, les endroits sympas où se retirer risquent d'être de plus en plus restreints mais que cela ne nous empêche pas de passer un bon réveillon et de fêter comme il convient cette nouvelle année qui n'a jamais été si proche et pour garder le moral ces quelques lignes dont le seul but est de tenter de vous faire sourire en ces temps de morosité

L’ERECTION

J’ai eu, l’autre matin,
Avant mon Ovomaltine
Mes 2 craquelins
Et mes trois tartines
A la confiture
Une forte érection
De très bonne facture
Et un frisson soudain
Au creux de mes reins

J’ai eu l’autre matin
Ce gonflement un rien
Inopportun
Et que frôle ma main
Se demandant bien
Ce qu’elle pourrait faire
Pour enfin le faire
Rev’nir en arrière

J’ai vu ce matin
Avant mon café
Et mes petits pains
Mon membre se dresser
Ah! Quelle aventure
Que cette érection
De bien belle facture
Ah! Quelle sensation
De voir mes couvertures
Prendre cette allure
Et mes doux draps blancs
S’élever fièrement
En forme de Mont Blanc
Tout simplement….


Au fait monsieur Blogger ne me propose plus de pouvoir joindre des photos ou de choisir mes fonts. Ca vient de moi ou y'a une autre politique chez Blogger and co?

22.12.05

pensées d'hiver

Aujourd'hui, le ciel est la mélancolie même. Paris se perd dans des trainées de brume et les passants se hâtent le long des trottoirs, cols relevés et mines renfrognées.
Paris est triste, le ciel est couleur de suie et même le Brassens des grandes années que j'écoute un casque sur les oreilles, les années si lointaines de "la ronde des jurons ou du "vieux Léon" a du mal à me mettre du baume au ceur.
Brassens est mort et voilà qu'il me manque. Lui qui sût si bien se moquer de la mort , la garce a finit par avoir le dernier mot.
Et il me manque comme me manquent tant ceux que j'aimais pour des raisons souvent bien différentes et qui chantent, vas savoir où exactement ou bien alors pour qui leur petite chanson, qui récitent ces mots qui me faisaient si bien rire ou rêver et tant me manquent aujourd'hui.
Alors, pour me faire pardonner ces sombres idées, je confie au web ces mots que j'ai mis en rime voilà quelque temps déjà et que j'ai la faiblesse de bien aimer

JE NE SUIS QUE POUSSIERE

Je ne suis que poussière
Sur l’aile lente des vents
Je ne suis que lumière
Encerclant un volcan

J'ai vu le soleil se lever
Sur les terres désolées
Et ses lueurs ardentes
Frôler une carcasse sanglante
Restituant à la terre assoiffée
Des bouts de chair avariée
Que des mouches affairées
Se disputaient en essaims serrés

J’ai accroché à mes souliers
La terre rouge des routes
Que des peuples en déroute
Foulaient de leurs pas pressés

Je ne suis que poussière
Dans la course des nuages
Comme un fétus ballotté
Dans un prélude à l’orage

J’ai vu en parcourant le chemin
En trace de tragiques destins
De vieux squelettes blanchis
J’ai cru voir dans les yeux rougis
Des femmes et leurs regards perdus
L’éclair noir du désespoir absolu

Je ne suis que poussière
Insouciant dans la rafale
Je ne suis que rivière
Dans ce silence qui m’avale

Je ne suis que poussière
Que molécule ou qu'étincelle
Je ne suis que brin de lumière
S'irisant dans un cristal de sel


18.12.05

Fourmis story

J'suis revenu à Paris voilà quelques jours déjà. J'ai quitté mon bourg breton pour rejoindre la grande ville. J'suis un rurbain quoi!! C'est con ce terme non? Mais c'est celui qu'on emploie pour ceux qu'on le cul entre deux siéges ou entre deux domiciles, entre ville et campagne comme le rat de l'histoire

Donc Parisien pour quelques jours et dans ce moment d'avant les fêtes si bêtement kitch avec toutes ces lumières et lumignons qui clignotent et scintillent si joliment par exemple au dessus de la tête de ce pauvre type qui fait la manche au coin de Reuilly-Diderot.

Joyeuses fêtes écrit partout comme si on devait en être persuadé en dépit du froid et des nuages bas et ça me rend d'un triste!! Je rêve d'un pays où les nuages n'auraient droit de cité que pendant la nuit. Interdit de pleuvoir pendant les heures de jour, obligation de ciel bleu à partir de 8 heures du mat' et ce jusqu'à la tombée du jour.
Par hasard, je suis passé à côté de la gare St Lazare tôt le matin et je me suis décidé à monter jusqu'à la salle des pas-perdus.

Et c'est toujours la même foule de banlieusards en route vers leur journée de travail, la même cohue de femmes et d'hommes, des jeunes, des vieux, indifférenciés et anonymes, peut être les mêmes que je croisais lors de ma jeunesse ancienne, des ombres dont le seul rôle est de sortir de la gare le matin et de revenir vers ces mêmes quais en fin d'après-midi.
Fourmilière, c'est le mot qui me vient à l'esprit. Bon, d'accord, ça fait pas très original mais faut dire que les dites fourmilières m'ont toujours fasciné et j'étais capable de passer de longs moments dans leur contemplation lorsque j'en découvrais une lors de mes pérégrinations campagnardes.
Armé d'une branche, j'aimais y farfouiller pour le plaisir de voir les minuscules guerriers (minuscules à notre échelle bien sûr) mettre le nez à la fenêtre et prêts à en découdre avec celui qui osait venir troubler leurs occupations et quand je commençais à me sentir les chevilles irritées, je levais le camp. Elles avaient gagné encore une fois mes fascinantes copines

Ceci étant dit, je ne suis pas un distingué "fourmiologue". Pour tout vous dire, je suis même d'une ignorance encyclopédique sur le sujet. Pourtant, j'ai lu des choses sur ces dernières et en particulier sur ces extraordinaires architectes et constructrices. Car ce sont des insectes bâtisseurs et sociaux, l'un découlant de l'autre d'ailleurs. Capable de construire des structures externes mais surtout internes. Des couloirs, des entrepôts à nourriture, des nurseries. Mais tout ça sans plan d'ensemble. Un jour, à un temps "t", la fourmi-chef, doit émettre quelques phéromones je présume et le travail commence.

Pourquoi là précisément et maintenant?
Alors, ça, missié, ça être grrrand mystère!!!

Pas de plan d'ensemble et chacune des participantes ignorant quel est le but final des efforts entrepris: Une fourmi transporte une brindille qu'elle dépose à un endroit quelconque, une autre qui passe par là et sans motif bien déterminé, la transporte à un endroit autre et c'est la somme de tous les mouvements qui fait qu'une structure lentement prend forme et va servir d'habitation à la communauté sans que chaque participante ait eu la moindre idée du résultat à venir et sans "bleu" auquel se référer. Mais, après un certain temps, une fourmilière sera en activité et abritera douillettement l'armée de nos travailleuses

Et en voyant tous ces voyageurs qui s'empressent dans ce hall des pas-perdus, chacun persuadé que le travail vers lequel il se dirige est d'une importance fondamentale il me vient l'idée suivante: Et si comme nos fourmis, nous exécutons des tâches dont la finalité nous échappe.

Nous croyons bénéficier de notre libre arbitre alors que nous sommes programmés pour un travail ou un but qui nous dépasse, totalement et tout ça sous les yeux d'un "grand" entomologiste qui nous regarde nous agiter et qui voit s'élaborer sous ses yeux patients quelque chose dont nous n'avons même pas conscience et que nous ne pouvons même pas imaginer







HUIT HEURES MOINS LE QUART

Gare St Lazare
Huit heures moins
le quart
d'un matin
qui commence
sa danse.
Paris la belle
a sa diarrhée
matinale
et elle expulse
des voyageurs affairés
qui dehors se propulsent
et exhalent
des nuages
de vapeur
sous des visages
de toutes les couleurs.
Paris en vêture de satin
roule et déferle
comme un collier de perles
ou un glissement de terrain
Paris la matinale
sous un petit soleil
automnal
dans ses restes de sommeil
Paris du saut du lit
qui finit ses rêves
de mer ou d'infini
et qui en crève
sur les trottoirs sans âme
de la rue d'Amsterdam


Gare St Lazare
Huit heures moins
le quart
d'un autre matin
qui commence
sa danse


Claude

11.12.05

Toile d'araignée


Une simple toile d'araignée à laquelle s'accrochent des gouttes de rosée comme autant de petites perles prècieuses. Une toile d'araignée que j'ai tout de suite vu dans les rayons rasants de ce pâle soleil d'hiver et dans une température qui joue avec le zéro centigrade.

Un joli paysage d'hiver avec tant de beautés que la plupart du temps nous ignorons et qui demandent si peu pour nous délivrer leurs modestes et multiple splendeurs.

Une simple toile d'araignée pour nous dire que nous passons trop vite dans ce temps qui nous prend dans ses griffes et qui ne nous lâche plus comme dans les entrelacs mortels de cette simple toile d'araignée ou nous entraîne dans les remous de cette eau qui passe...


L'EAU

Elle coule légère
l'eau de la source
libre dans sa course
jeune et primesautière
elle vient de la montagne
le nuage l'accompagne
et l'aigle au regard
de diable
et le loup et l'isard
et le lièvre variable.

Elle court de pierre
en pierre
elle coule vers
la grande rivière
vers ses rives
sans mystères
pour y être captive
et prisonnière.

Avant bien longtemps
elle se perdra dans
le grand océan
infime partie d'une lame
elle rejoindra la grande âme
se perdant dans des abysses
si profonds, si lisses

Telle est la vie
de nos primes instants
courant d'envie en envie
sans tenir compte du temps
qui pourtant nous suit
sans répit
comme l'aigle au regard
de diable
avec le loup et l'isard
et le lièvre variable

8.12.05

questions philosophiques

Métempsychose, résurrection, réincarnation. Ça vous dit quelque chose tous ces trucs là ? Chaque religion en remet une petite louche pour tenter de nous rassurer, pour nous faire croire qu'une partie de nous nous survivra après ce bref passage que nous faisons sur notre belle terre.

Et c'est bien vrai qu'il ne devrait pas être pas possible que s'évanouissent avec nous ces levers de soleil contemplés dans un petit matin d'un été serein et ces odeurs de cuisson d'une tarte à la cerise dans une cuisine à l'ancienne où une grand mère s'affaire et cette attente, le souffle fébrile, d'une fille qui tarde un peu à venir et dont un poète a dit qu'elle constituait de l'amour le meilleur moment.


Non, le coeur nous dit qu'il n'est possible que tant de ces moments choisis accumulés pendant notre existence ne peuvent pas comme ça à tout jamais et irrémédiablement disparaître mais en même temps la raison, l'inexorable raison nous dit que nous emmenons avec nous tous ces plus chouettes souvenirs sans aucune sorte de retour possible.


Alors, qui, du cœur ou de la raison a raison? Et "comme je voudrais avoir la foi du charbonnier qu'est heureux comme un pape et con comme un panier".


En attendant (y'a pas le feu, j'ai le temps!) ces graves questions m'ont inspiré les lignes qui suivent où je prend position, si je puis le dire ainsi, sur mes fins dernières

La photo que j'ai postée hier vous fera comprendre que j'ai commencé tôt mon entraînement. On ne sait jamais et on n’est jamais assez prudent, allez savoir si là aussi il n'y a pas de quotas

LA SELLE DE VELO

La métempsychose
ça me laisse tout chose
la résurrection
ça me laisse tout con
revenir ici-bas
après l'heure du trépas
et pourquoi pas?
Alors si je pouvais
je voudrais
exaucer un voeu fou
et humblement quémander
à celui qui peut tout
même me faire recommencer
quand aujourd'hui encore
j'admire ces jolis corps
et leurs ravissants derrières
qu' il écoute cette humble prière
et pour tout ces bas du dos
qu'il prenne pitié de mon âme
et me matérialise en selle de vélo
de ceux qu'utilisent les dames
pour que je puisse assouvir
cet innocent désir
voyager sans en avoir l'air
en servant de perchoir
ou de reposoir
à tous ces beaux derrières
En épousant tous les mouvements
de tous ces si seyants séants


Claude

6.12.05

bon d'accord



Bon d'accord, je réponds à la demande générale et je poursuis le récit de mes enivrantes aventures dont, je suis sûr, vous attendez avec impatience l'épilogue.

Résumé de l'épisode précédent: Pris d'une inspiration subite autant que pressante, je me suis mis en route vers Cythère où je viens de débarquer. Suite donc des préliminaires:

Si, si, c'est moi là aussi. Seul le vélo n'a pas du prendre un coup de vieux!!!




Se déshabiller quand une dame attend les yeux levés vers le ciel en pensant probablement qu’il est temps de payer le loyer ou la dernière note d’électricité sans paraître complètement ridicule est déjà un exploit en soi. Mais bon, je passe sur les détails et finalement je fus, débarrassé de toute pièce d’habillement superflu, juché sur cette tiède et douce chair offerte. Offerte, enfin, façon de parler mais ne nous laissons pas distraire par des considérations pécuniaires totalement hors de propos.

Je commençais donc les mouvements que l’on attendait probablement que je fisse en de telles circonstances. (L’imparfait du subjonctif en cette occurrence ayant comme but de rendre un peu moins bête)

J’en avais d’autant plus besoin de ce subjonctif qu’une pensée idiote ne cessait de ma tarauder l’esprit
Mais qu’est ce que je peux bien faire là-dessus ?

Je dois dire qu’il est de ces questions existentielles qui peuvent remettre gravement en cause les décisions le plus mûrement et héroïquement prises. Que faisais-je donc en effet à m’activer sans trop de conviction, tournant la tête de gauche et de droite sans trop savoir où je devais la positionner: Au creux d’une épaule ou en position pour mordiller une oreille? L’option était ouverte encore que cela ne fût pas le plus important.

Et évidemment, catastrophe, lors de l’un de mes mouvements rotatifs autant qu’exploratoire, un cheveu, oui, j’ai bien dit un cheveu détaché de la coiffure que la dame portait courte et légèrement frisottée, un peu crépue en fait pour être tout à fait précis, un cheveux donc vint se ficher entre deux de mes canines. Le coup du cheveu sur la soupe, intempestif et bien gênant, vous l’admettrez sans peine.

Et qui n’a pas tenté de déloger un cheveu logé entre deux canines en s'adonnant à une adroite mais contraignante gymnastique de la langue tout en se livrant à des activités destinées à faire prendre son pied tout en cheminant hardiment vers Cythère (Cythère à cloche-pied en quelque sorte, ce qui n’est pas un mince exploit) ne peut pas connaître pas le pouvoir dévastateur autant que déconcentrateur d’un seul de ces représentants pileux.

Déconcentré, je l’étais et grave comme on dirait aujourd’hui. La dame du s’apercevoir qu’un détail clochait et s’employa, par des mouvements professionnellement adéquats, à réveiller mes ardeurs malencontreusement ralenties.

Je dois là rendre grâce à sa conscience professionnelle et tirer mon chapeau devant une profession parfois bien injustement décriée, là où bien d’autres auraient baissé honteusement les bras, elle s’activa à me donner satisfaction tout en me prodiguant quelques paroles d’encouragement bien senties.

Bien senties, malheureusement l’expression est apte à décrire la situation qui s’ensuivit.
Répondant à l'appel de la chair, j’avais fait l’erreur de m'y soumettre lors d’une de ces soirées où la ville est bleue et rose et scintille de tant de promesses à tenir mais heure aussi où l’asphalte surchauffé restitue ses derniers degrés dans les chambres dépourvues de ce moyen de confort moderne qu’est la climatisation.

Pour faire simple, disons qu’il faisait chaud, très chaud même et nos gesticulations partagées n’étaient pas faites pour améliorer la situation, tant s’en faut et cette chaleur lourde et insistante eut pour conséquence de faire s’exhaler l’odeur sui generis de la dame, cette odeur, mélange de vanille, de cacao mais aussi odeurs de suint si particulières et qui brutalement me remirent en mémoire la halte dans une bergerie de montagne quelques années auparavant et avec pour effet d’accroître encore un peu plus mon sentiment de mal être et de léger mal au coeur.

Pourtant en gestionnaire scrupuleux de mes deniers déjà donnés, je tenais à et tentais de rentabiliser ma mise. Mais, rien à faire, nous étions définitivement désaccordés ma partenaire et moi et il fallut bien se rendre à l’évidence, il convenait de stopper là cette activité enivrante. Ce que nous fîmes de concert, la chair est triste hélas et nous reprîmes chacun notre route, elle vers des partenaires bien plus inspirés, ce que de bon coeur je lui souhaitais, moi, pas totalement découragé d’ailleurs n’attendant qu’une autre occasion ou une chambre enfin correctement climatisée pour repasser mon examen de passage et mon initiation dans le clan des hommes, des vrais ceux là.


5.12.05

resouvenir


Resouvenir en effet et "mes souvenirs deviennent ce que les vieux en font" comme le disait le grand Jacques.
Parfois je me demande si ça ne serait pas super d'avoir une touche "supp" pour nous permettre de nous débarasser de tous ceux qui encombrent notre mémoire.
A moins que la nature ne s'en occupe très bien et met en place des filtres qui se chargent du travail d'élimination ou de transformation.
De toutes les façons, je laisse à votre appréciation ces quelques lignes d'une de ces premières fois sensée être si importante dans le déroulement de notre vie
J'ai appelé la chose "Voyage à Cythère" et pour faire durer l'insupportable suspense, je vous livrerai la conclusion une fois prochaine


J’avais 18 ans. 18 ans, j’ai bien dit. Une libido pas extravagante mais quand même qui, et à juste titre, de temps à autres, réclamait son dû.

Je m’étais bien par ci par là, livré à quelques travaux exploratoires qui faisaient que je n’étais pas complètement ignorant des particularités de la géographie féminine mais il me manquait le bouquet final, comme celui du quatorze juillet quand au ciel s’allument ces fusées aux cris de « Oh, la belle bleue, oh, la belle rouge!! ». A ma grande confusion, osons le mot, j’étais honteusement puceau.

Il convenait donc en conséquence de faire quelque chose. ll est comme ça des décisions héroïques, de celles qui font les héros couverts de médailles et qu’on présente ensuite à l’édification de la foule admirative en même temps qu’aux enfants des écoles, fleur au fusil comme ces pious-pious qui partirent pour une guerre de quelques jours conquérir Berlin en septembre 14 aux mâles accents de chants guerriers dictés par une propagande bien faite mais ce n'est pas notre propos d'aujurd'hui

Donc, décision prise, plus question de reculer ou d’hésiter, et en route donc pour Cythère. En fait de Cythère, ce fut plutôt pour la gare du coin et ses rues avoisinantes. c’était en fait à Bordeaux si mes souvenirs sont bons et je ne pas me tromper tellement tout ce qui
suit est resté profondément gravé dans ma mémoire. En effet c’est là en général comme autour de toutes les gares du monde que, de notoriété publique, on les trouve le plus facilement ces marchepieds aux grands débordements de la chair en folie, ces pads de lancement pour 7éme ciel ou autres positions célestes élevées.

Départ donc vers les lieux appropriés, les poches quand même lestées de quelques espèces pas forcément sonnantes et trébuchantes mais en quantité suffisante toutefois pour répondre aux prix du marché.

La recherche ne fut pas très longue. Le choix non plus; comme pour les taxis, je pris la première dans la file.Comme le hasard fait bien les choses, un hôtel accueillant se trouvait à deux pas de là. Décrire la dame m’est difficile, je pense toutefois que la vêture, était de celle à allécher le quidam que j’étais alors. Donc, panoplie classique, guêpière et talons hauts et déhanchement suggestif à l’avenant

Arrivé dans la chambre, les préliminaires furent brefs, paiement avant l’acte, marchandage exclu. Et en deux temps, trois mouvements qui révélaient une grande habitude dans l’art du déshabillage, un corps féminin enfin s’offrit, dans sa nudité première à ma concupiscence naturelle, tout blanc, une grande tâche brune tout en bas et sur le lit, théâtre supposé de mes futurs exploits.. Tout blanc, enfin presque. La dame était avait un teint couleur café au lait, avec un peu plus de lait que de café quand même (le détail a son importance, on le verra par la suite); peut être le produit d’une rencontre fortuite entre l’un de nos fonctionnaires détachés en brousse profonde, facteur ou même missionnaire, tous volontaires pour apporter les bienfaits de notre civilisation rédemptrice et progressiste à des peuplades qui, semble-t'il, en avaient bien besoin avec une belle autochtone du coin.

Il convenait maintenant de passer à l’acte pour lequel mon imagination débridée m’avait promis mille et une merveilles...

A bientôt donc pour la suite de ces palpitantes aventures



PS: C'est moi dans cette photo du dessus et à cette lointaine époque. Comme dit l'autre "le temps ne fait rien à l'affaire"